Incendies à l'hôpital de Berck : le suspect passe aux aveux

Il n'a pas tardé à passer aux aveux. L'agent de sécurité placé en garde à vue après les 17 départs de feu à l'hôpital de Berck (Pas-de-Calais) a expliqué aux enquêteurs que son geste avait un objectif : prouver que les conditions de sécurité étaient insuffisantes.

France 3

Un pompier devenu incendiaire. C'est encore vêtu de son uniforme que le jeune homme a fini par reconnaître les faits. Après 48 heures de garde à vue, il avoue être l'auteur des 17 incendies de l'hôpital de Berck (Pas-de-Calais). Vendredi 9 février, l'institut Calot est touché par des départs de feu à répétition. Pas de blessés, mais 120 personnes ont dû être évacuées.

"Le fruit d'un ras-le-bol"

Ce responsable de la sécurité et de la lutte contre les incendies de l'établissement aurait, par son geste, voulu dénoncer les conditions de sécurité de l'hôpital. Son avocat, Maître Hervé Krych, évoque "le fruit d'un ras-le-bol, d'un constat d'une inefficacité sur le plan local" et de l'absence de "solutions trouvées face aux problématiques de sécurité". Le jeune pompier volontaire de 29 ans ne reconnaît pas en revanche être à l'origine d'autres départs de feu survenus fin janvier dans cet hôpital. Il a été mis en examen ce dimanche 11 février au soir. Le parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) va demander son placement en détention provisoire.

Le JT
Les autres sujets du JT
L\'affaire est peut-être sur le point d\'être élucidée. Pendant des mois, l\'institut Calot, à Berck (Pas-de-Calais), a reçu des lettres des menaces. Hier, vendredi 9 février, une vingtaine de départs de feu ont obligé à évacuer l\'hôpital. Le principal suspect est un agent de sécurité.
L'affaire est peut-être sur le point d'être élucidée. Pendant des mois, l'institut Calot, à Berck (Pas-de-Calais), a reçu des lettres des menaces. Hier, vendredi 9 février, une vingtaine de départs de feu ont obligé à évacuer l'hôpital. Le principal suspect est un agent de sécurité. (France 3)