Hôpitaux de Paris : "L’objectif est que 30% des prises de rendez-vous puissent se faire par l’intermédiaire de Doctolib"

René Adam, chef du service de chirurgie hépato-biliaire de l’hôpital Paul-Brousse à Paris, a expliqué, mardi sur franceinfo, que le partenariat avec la plateforme en ligne Doctolib, pour prendre les rendez-vous, permettrait d'améliorer les services de l'AP-HP.

Hopital Européen Georges Pompidou à Paris, en janvier 2014.
Hopital Européen Georges Pompidou à Paris, en janvier 2014. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Les délais pour obtenir un rendez-vous à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), à partir de juin 2018, "seront forcément réduits avec cette accessibilité plus grande", a expliqué le Professeur René Adam, chef du service de chirurgie hépato-biliaire de l’hôpital Paul-Brousse à Paris, mardi 16 mai sur franceinfo. En effet, l’AP-HP a signé un partenariat avec la plateforme en ligne Doctolib. René Adam a déjà testé dans son établissement la prise de rendez-vous via Internet. Selon lui, ce système améliora forcément les services de l'AP-HP.

Quel est l’intérêt de cette plateforme pour vous médecin ?

L’idée est d’améliorer l’accessibilité de la prise de rendez-vous. Cela permet également de rendre plus autonome le patient puisqu’il a accès à une plateforme 24/24 et 7/7. Une secrétaire pourra répondre à deux appels de façon simultanée. Ce dispositif nous permettra d’avoir plus de patients. Cela aura également un impact sur les délais. Ils seront forcément réduits avec cette accessibilité plus grande.

Allez-vous faire des économies sur les postes de secrétaire médicale ?

Cette procédure est uniquement complémentaire. Un patient aura toujours la possibilité d’appeler le standard d’un praticien pour prendre rendez-vous. Il est clair que cela va gagner du temps en personnel. On va surtout réduire énormément le nombre de rendez-vous non honorés. Avec cet outil, le patient reçoit des sms avant sa consultation afin de lui rappeler son rendez-vous. L’objectif est que 30% des prises de rendez-vous puissent se faire par l’intermédiaire de Doctolib.

Peut-on imaginer une évolution du service ?

L’objectif premier de l’Institut est de mieux faire. Aujourd’hui, on ne fait pas de façon optimale. À terme, ce service permettra surement d’établir un premier diagnostic ou pourquoi pas obtenir des informations médicales sur le patient. C’est un outil très ergonomique et très modulable. On pourra en faire ce que l’ensemble de la communauté médicale souhaitera en faire.

"Cela permet également de rendre plus autonome le patient puisqu’il a accès à une plateforme 24/24 et 7/7", René Adam
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