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Études de médecine : une première année de sacrifice

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Études de médecine : une première année de sacrifice
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France Télévisions

Pour les étudiants qui souhaitent envisager des carrières médicales, le passage du concours de la première année de médecine peut s'avérer très compliqué. Stress, fatigue, charge de travail énorme... Certains abandonnent de peur d'y laisser leur santé.

6 heures 30, faculté de Saint-Quentin-en-Yvelines (Yvelines). Ce matin, pas de concours, mais certains révisent déjà car il ne faut perdre aucune minute de travail. Pour devenir médecin, il faut décrocher un concours très sélectif où tout compte, même une bonne place le matin. Il reste une heure avant le cours. Comme une langue étrangère à ingurgiter, 25 % des étudiants présents ont un baccalauréat scientifique avec mention très bien. Mais dans l'amphi', seul un étudiant sur 10 décrochera une place en médecine.

Elle perd 10 kilos en 10 jours

Pas de pause à cause de la culpabilité, ou très peu, deux heures pour assimiler une leçon avant de passer à la suivante... "On ne peut pas en sortir, c'est comme si on se noyait, et le truc c'est de réussir à nager pour respirer un peu", explique Marie Leroy-Tardif, étudiante. Stress, pression psychologique, charge de travail énorme... Le fardeau est lourd à raison de huit heures de travail par jour, plus les cours. D'autres se souviennent des 150 pages de cours à apprendre tous les jours, par coeur. Alice, étudiante à Grenoble, a échoué de peu lors de sa première tentative au concours de médecine. Avec le stress, elle en a perdu ses cheveux, et perd 10 kilos en 10 jours, sa santé étant en danger. "On est très isolé, on n'a pas de temps à consacrer à nos proches, on n'a plus de vie sociale. On arrive extrêmement motivé à ces études-là, et ces études m'ont détruites", témoigne-t-elle.

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