Créteil : un chirurgien de l'hôpital Henri-Mondor suspendu pour son comportement envers ses collègues

La décision de l'APHP repose sur un rapport d'audit réalisé au sein du service de cardiologie où ce praticien travaille. Il est accusé d'avoir entretenu un "climat de suspicion permanente" et d'avoir dénigré de façon systématique un autre médecin.

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Radio France
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L'hôpital Henri Mondor de Créteil (Val-de-Marne), le 26 mars 2020. (THOMAS SAMSON / AFP)

C'est une procédure très rare. L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) annonce, jeudi 30 juin, qu’elle suspend un de ses chirurgiens cardiaques. Le praticien exerçait à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne). Ce ne sont pas ses qualités médicales qui sont remises en cause, mais son comportement.

Cette sanction disciplinaire intervient dans un climat très tendu. Il y a un an et demi, l’activité de greffe cardiaque de l’hôpital Henri-Mondor a été transférée vers un autre hôpital du groupe, celui de la Pitié Salpêtrière, dans le 13e arrondissement de Paris. L’une des raisons évoquées est que l’hôpital du Val-de-Marne en pratiquait très peu :  une seule greffe réalisée sur l'année 2020. Les élus et les habitants de Créteil craignaient dès lors la fermeture de toute l’activité de chirurgie cardiaque.

Ces derniers jours, un nouvel audit a fait le point sur la situation. Le service s’est ressaisi, dit le rapport mais il demeure "une atmosphère perturbée par le climat de suspicion permanente" entretenue par l’un des chirurgiens cardiaques accusé de dénigrer de façon systématique son chef de service. Cela nuit à l’éthique, la déontologie et la confraternité, dit encore le rapport. Le document conclut que cette atmosphère génère un climat potentiellement néfaste à la sécurité des soins. En conséquence, la direction préfère suspendre ce chirurgien et a signalé son cas auprès de l’ordre des médecins.

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