Affaire Vincent Lambert : à Marseille, une clinique veille sur les patients en état de conscience minimale

En France, près de 1 500 personnes se trouvent dans un état végétatif chronique ou de conscience minimale. Des unités sont chargées de prendre soin de ces patients très particuliers. France 2 s'est rendue auprès de l'une d'elles, à la clinique Sainte-Élisabeth à Marseille (Bouches-du-Rhône).

FRANCE 2

Chaque jour, Marie-Claire Palumbo rend visite à sa sœur Irène, hospitalisée dans la clinique Sainte-Élisabeth à Marseille (Bouche du Rhône) au sein d'une unité de vie pour personnes à conscience altérée. À l'âge de 16 ans, Irène est opérée de l'appendicite, mais une surdose de produit anesthésique lors de l'opération entraîne sa mort cérébrale. Elle tombe alors dans un état pauci-relationnel.

Accompagner la fin de vie

Dans cet état, le patient a une conscience diminuée. Seuls les proches et le personnel peuvent interpréter ces rares échanges. L'unité de la clinique Sainte-Élisabeth accueille actuellement douze patients. Irène Palumbo vit au sein de l'unité depuis six ans. Sa journée d'hospitalisation revient à 339 € par jour et est entièrement prise en charge par l'Assurance maladie. Dans cette clinique marseillaise, la patiente reçoit les soins qui l'accompagnent vers la fin de sa vie. Pour faire face à la demande, l'établissement compte augmenter sa capacité d'accueil d'ici 2020 afin de pouvoir accompagner 15 patients supplémentaires.

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Un scanner cérébral, au CHU de Bordeaux, en 2014.
Un scanner cérébral, au CHU de Bordeaux, en 2014. (BURGER / PHANIE / AFP)