Fermeture de la maternité du Blanc : la maire va proposer sa démission au préfet

L'élue proteste contre le rapport d'audit, qui préconise la fermeture de la maternité de la commune.

La maire du Blanc menace de démissionner après la remise du rapport d\'audit, qui préconise la fermeture de la maternité.
La maire du Blanc menace de démissionner après la remise du rapport d'audit, qui préconise la fermeture de la maternité. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

La maire du Blanc (Indre) Annick Gombert va proposer sa démission au préfet après la remise du rapport d'audit préconisant la fermeture de la maternité de sa commune, a-t-elle annoncé mardi 2 octobre sur France Bleu Berry.

"L'idée est effectivement de proposer ma démission et la démission de l'ensemble du conseil municipal du Blanc, je vais la proposer au préfet, c'est comme cela qu'il faut faire réglementairement", a-t-elle dit. "C'est une action choc pour montrer qu'on existe et qu'il faut arrêter de nous mépriser, on veut être entendu", a déclaré Annick Gombert sur France Bleu Berry.

L'élue doit réunir ce mardi soir plusieurs maires du bassin du Blanc pour décider des futures actions, au lendemain de la remise de la mission d'audit demandée par l'Agence régionale de santé Centre-Val de Loire, préconisant la fermeture définitive de la maternité du Blanc et sa transformation en centre périnatal de proximité.

Malheureusement, cette préconisation de la fermeture de la maternité n'est pas une surprise, mais c'est machiavélique.Annick Gombert

La maire a dit avoir vécu cette annonce "avec une grande tristesse, une grande déception, une grande inquiétude pour toutes les femmes de ce territoire qui devront faire plus d'une heure de route pour aller accoucher, c'est vraiment un scandale sanitaire". La décision définitive ne sera pas connue avant la fin octobre, mais pour Annick Gombert "ça ne change rien", désormais l'élue ne s'attend pas à autre chose que la fermeture définitive du site.

"Cette préconisation renforce notre motivation, elle est intacte (...) Depuis 2011, on se bat pour cette maternité, avec Alain Pasquer [le président du Comité de défense] à l'époque (...) Nous mettrons au grand jour tous les harcèlements, tous les tracas dont sont victimes tous les personnels, c'est incroyable de sortir un rapport de ce type en disant qu'il y a de l'insécurité, qu'il y avait de mauvaises conditions dans cette maternité qui avait été certifiée en 2016 avant la fusion (avec le centre hospitalier de Châteauroux) alors que l'hôpital de Châteauroux ne l'avait pas été, je trouve cela scandaleux, c'est un mépris profond vis-à-vis du personnel", a-t-elle dénoncé.