Grève des médecins libéraux : tous les syndicats appellent à la mobilisation à compter du 13 octobre

Les organisations syndicales réclament une revalorisation "ambitieuse" de la hausse du tarif des consultations.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Une manifestation de médecins libéraux, le 14 février 2023, à Paris. (ANNA MARGUERITAT / HANS LUCAS / AFP)

La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a rejoint, lundi 18 septembre, l'appel à la mobilisation. Tous les syndicats représentatifs des médecins libéraux appellent désormais à la grève dès le 13 octobre, pour la plupart de manière "illimitée". Les organisations réclament en particulier la hausse du tarif des consultations.

La CSMF, l'un des grands syndicats du secteur, "appelle tous les médecins libéraux, généralistes et spécialistes à suivre massivement ce mouvement de grève illimitée et à déprogrammer leur activité médicale", écrit-elle dans un communiqué. Le gouvernement doit "investir pour rendre attractifs" ces métiers, plaide-t-elle. Les quatre autres syndicats représentatifs avaient lancé leur appel dès le mois de juin.

Entre 30 et 50 euros pour la consultation de base

Après l'échec des négociations conventionnelles avec l'Assurance-maladie l'hiver dernier, les médecins sont toujours remontés contre un règlement arbitral qui a fixé les tarifs des consultations à 26,50 euros pour les généralistes et 31,50 euros pour les spécialistes, soit une revalorisation de 1,50 euro. Ils réclament la reprise immédiate des discussions et une revalorisation "ambitieuse". Ils demandent, en fonction des organisations, entre 30 et 50 euros pour la consultation de base.

Les médecins sont aussi vent debout contre la proposition de loi du député Frédéric Valletoux (Horizons) visant à "améliorer l'accès aux soins par l'engagement territorial des professionnels". Beaucoup redoutent que ce texte ne porte en germe de nouvelles obligations pour les praticiens libéraux en matière de "permanence des soins", c'est-à-dire notamment des gardes. Tout l'été, ils ont aussi crié leur "indignation" face à une large campagne de contrôles de plus d'un millier de praticiens, jugés "trop prescripteurs" d'arrêts-maladies.

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