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Fabienne Bartoli a été nommée directrice générale "par intérim" de l'Afssaps en remplacement de Jean Marimbert

Il cède la place à son ancienne adjointe.M.Bertrand a affirmé le 15 janvier, lors de la présentation du rapport de l'Inspection générale des affaires sociales sur le Mediator, que le fonctionnement actuel du système de contrôle des médicaments n'était "plus possible" et avait fait part de sa volonté de "trouver une nouvelle direction" à l'Afssaps.
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Fabienne Bartoli, encore adjointe du directeur général de l'Afssaps, le 31 janvier 2011 à Paris. (AFP/JACQUES DEMARTHON)

Il cède la place à son ancienne adjointe.

M.Bertrand a affirmé le 15 janvier, lors de la présentation du rapport de l'Inspection générale des affaires sociales sur le Mediator, que le fonctionnement actuel du système de contrôle des médicaments n'était "plus possible" et avait fait part de sa volonté de "trouver une nouvelle direction" à l'Afssaps.

Le ministre de la Santé prônait une direction avec un "binôme complémentaire", composée d'un professionnel du monde de la Santé et d'un administratif.

Jean Marimbert avait évoqué son départ prochain de l'Afssaps (agence des produits de santé), dans la tourmente après l'affaire du Mediator, dans une tribune parue le 12 janvier dansLibération. L'arrêté du ministre de la Santé Xavier Bertrand, en date du 1er février 2011 et paru le 4 février auJournal officiel, précise qu'il est mis fin à ses fonctions, "à sa demande".

Xavier Bertrand avait également assuré qu'il ne voulait plus "d'une police du médicament qui laisse passer à nouveau un médicament comme le Mediator". "C'est la transparence qui redonnera la confiance et rien d'autre", avait-il ajouté.

La veille de son départ, Jean Marimbert a défendu la gestion de l'agence devant le personnel de l'Afssaps. Tout en reconnaissant que "la gestion au long cours du sujet Mediator (...) n'a pas été celle qu'elle aurait pu ou dû être", il a dénoncé des "outrances", "amalgames injustes" et "attaques blessantes".

"Non, l'agence n'est pas un organisme inféodé aux laboratoires ou complaisant à leur égard, mais une communauté de service public dont l'action est guidée par le sens de ses missions de sécurité sanitaire", a-t-il affirmé. "Non l'agence n'est pas un repère d'incompétents où les évaluateurs internes seraient prisonniers des diktats des experts externes", a-t-il conclu.

Regrettant que l'Afssaps ait été laissée, en novembre, "seule face à une bourrasque violente, irrésistible", il a aussi plaidé pour son maintien, estimant qu'"il est totalement illusoire de croire que l'on pourrait se passer d'un organisme (comme elle) pour gérer au quotidien les multiples analyses et les multiples choix qui sont liés aux produits de santé". "Il ne faut surtout pas casser cet outil de service public", a-t-il martelé.

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