Pollution de l'air : une dizaine de victimes tentent une action en justice

Après le pic de pollution de début décembre en Île-de-France, une dizaine de victimes tentent la première action collective au civil pour réclamer des indemnisations. Des victimes soutenues par les associations Écologie sans frontière et Respire. 

La pollution la semaine dernière sur le quartier de la Défense à Paris
La pollution la semaine dernière sur le quartier de la Défense à Paris (PATRICK KOVARIK / AFP)

Une dizaine de Franciliens ayant souffert de l'épisode de pollution qui a frappé la région au début du mois de décembre tentent une première action collective au civil contre l'État pour mise en cause de responsabilité. Selon eux, les mesures préventives contre la pollution de l'air ont été insuffisantes. Ils souhaitent être indemnisés.

Les plaignants sont pour la plupart des familles avec des enfants en bas âge. Certains vivent à côté du périphérique parisien, où les taux de particules sont constamment élevés. Leurs enfants sont régulièrement malades et sujets à des crises d'asthme.

Hausse des consultations pendant le pic ? Les avis divergent 

D'autres victimes vivent dans le centre de Paris. Durant le pic de pollution, elles ont consulté un médecin pour des difficultés respiratoires. Un adulte a également dû se rendre en urgence et de nuit à l'hopital Cochin pour des douleurs thoraciques : une bronco-pneumopathie a été diagnostiquée. 

L'Agence régionale de santé n'a pas noté de hausse de fréquentation des hôpitaux durant le pic de pollution. Certains pneumologues ont estimé en revanche que la pollution avait fait grimper de 30% le nombre de consultations.

Dans leur action collective au civil, les plaignants sont aidés par les associations Respire et Écologie sans frontière, deux structures qui avaient échoué dans une démarche similaire au pénal en 2014. Les victimes espèrent que cette nouvelle action sera plus efficace. Elles appelent d'autres victimes de la pollution à se joindre à leur mobilisation.