Pollution aux perturbateurs endocriniens : quels risques pour l'homme ?

Selon une enquête de Santé publique France, tous les Français contiennent des perturbateurs endocriniens. Au point de constituer un danger pour leur santé ?

FRANCE 2

Bisphénol, éthers de glycol, phtalates, parabènes, retardateurs de flamme, composés perfluorés : tous les Français sont touchés par ces six perturbateurs endocriniens. Ces polluants, on les retrouve dans les moquettes, les produits ménagers, les meubles, les emballages, les stylos, les cosmétiques… Pour parvenir à ces résultats, France Santé publique a mené une enquête en 2014 et 2016 sur 3 600 Français, dont 1 100 enfants. Ces derniers seraient particulièrement contaminés. “Jouant souvent au sol, manipulant des jouets, les enfants sont au contact de ces polluants, que l’on retrouve souvent au sol dans les environnements intérieurs. Le contact main-bouche joue aussi un rôle”, précise Sébastien Denys, directeur santé pour Santé publique France.

Les enfants particulièrement touchés

D’où cette interrogation, plus largement : la pollution corporelle est-elle dangereuse pour la santé humaine, tous âges confondus ? “Pour le moment, nous n’avons que des informations et données fragmentaires, qui ne nous permettent pas d’estimer la dangerosité de ces produits. On ne sait même pas si ces taux sont susceptibles d’entraîner des maladies”, analyse Jean-Pierre Cravedi, médecin toxicologue au sein de l’Inra. Les autorités sanitaires comptent renouveler cette enquête pour surveiller l’exposition des Français et favoriser la recherche des produits de substitution. D’ici-là, il reste vivement conseillé d’éviter de chauffer les plastiques et d’aérer les intérieurs pour disperser les polluants.

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Une chercheuse de l\'Institut national de la recherche agronomique (INRA) étudie des perturbateurs endocriniens, le 9 avril 2015, à Toulouse (Haute-Garonne). 
Une chercheuse de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) étudie des perturbateurs endocriniens, le 9 avril 2015, à Toulouse (Haute-Garonne).  (REMY GABALDA / AFP)