Le gouvernement veut interdire les nanoparticules de dioxyde de titane, utilisées notamment dans les confiseries

Connu sous l'appellation E171, cet additif est utilisé pour blanchir et intensifier la brillance des confiseries ou du dentifrice.

Une boutique de confiserie dans le Parc Monceau, à Paris, le 18 janvier 2018.
Une boutique de confiserie dans le Parc Monceau, à Paris, le 18 janvier 2018. (PHOTO12 / GILLES TARGAT / AFP)

Le gouvernement va demander la suspension "avant la fin de l'année" de l'utilisation du dioxyde de titane sous forme de nanoparticules dans tous les produits alimentaires, a annoncé, vendredi 18 mai, la secrétaire d'Etat Brune Poirson au Parisien. Le dioxyde de titane (TiO2) est un additif, connu sous l'appellation E171, utilisé pour blanchir et intensifier la brillance de confiseries ou du dentifrice.

Une substance nocive et inutile

La secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique, en déplacement dans le Nord, doit annoncer officiellement cette décision dans l'après-midi lors d'une visite à l'usine de confiserie Verquin, à Tourcoing (Nord). Cette entreprise, qui produit les bonbons Têtes brûlées, a retiré de ses recettes le dioxyde de titane, substance dont l'utilisation sous forme de nanoparticules est dénoncée par les associations de consommateurs pour sa nocivité et son inutilité.

Les nanoparticules peuvent passer en raison de leur taille les barrières de protections de certains de nos organes, où elles peuvent avoir une action toxique. Une récente étude sur les nanoparticules de dioxyde de titane de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) a montré qu’elles étaient non seulement dangereuses pour le système immunitaire, mais aussi potentiellement cancérigènes.