L'UFC-Que Choisir alerte sur la présence de perturbateurs endocriniens dans des produits à base de soja

L'association a saisit l'Anses et la DGCCRF, et formule des recommandations à l'attention des consommateurs. 

Des graines de soja bio en Allemagne en septembre 2013.
Des graines de soja bio en Allemagne en septembre 2013. (DANIEL ROLAND / AFP)

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a testé 55 aliments courants contenant du soja et y a découvert "des teneurs particulièrement préoccupantes en phytoestrogènes, des composés fortement suspectés d’être des perturbateurs endocriniens". L'association a saisit l'Agence nationale de sécurité sanitaire et de l'alimentation (Anses) et la Direction générale de concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), a-t-elle annoncé dans un communiqué jeudi 23 mai.

L'UFC-Que Choisir affirme avoir découvert jusqu'à cinq fois la dose maximale admise de phytoestrogène dans une seule portion de graines de soja toastées pour apéritif, par exemple. Une portion de couscous aux protéines de soja présente, elle, trois fois et demie cette dose recommandée. Des protéines de soja, porteuses de phytoestrogènes ont aussi été détectées dans des plats qui ne sont pas censés en contenir, et notamment plusieurs plats de viande (boulettes, nuggets, tomates farcies).

L'association a donc décidé de saisir l'Anses pour qu'elle "réévalue le niveau de risque pour les consommateurs et, si nécessaire définisse des doses maximales d'application obligatoires". L'UFC-Que Choisir demande enfin à la DGCCRF "de rendre obligatoires sur l’étiquetage les teneurs en phytoestrogènes présentes dans les produits, ainsi qu’une mention sur les restrictions à la consommation pour les enfants et les femmes enceintes".