Gironde : des communes remplacent le plastique par des barquettes végétales dans la restauration collective

Selon plusieurs spécialistes, le chauffage des barquettes plastiques entraînerait la migration de substances chimiques, parmi lesquelles les perturbateurs endocriniens. 

Des barquettes en plastique dans la cantine d\'une école publique de Bordeaux (Gironde), le 13 septembre 2017. 
Des barquettes en plastique dans la cantine d'une école publique de Bordeaux (Gironde), le 13 septembre 2017.  (GEORGES GOBET / AFP)

Fini le plastique, place au végétal. En Gironde, six communes au nord de l'agglomération bordelaise ont décidé de remplacer les traditionnelles barquettes en plastique par des barquettes végétales compostables dans la restauration collective, a annoncé l'intercommunalité du Haut Médoc, mercredi 28 février. 

D'ici juin 2018, ces communes du Haut Médoc–- Blanquefort, Bruges, Le Pian-Médoc, Le Taillan-Médoc, Ludon-Médoc et Parempuyre – mettront en place des barquettes "100% en fibre végétale" pour leurs 35 restaurants collectifs, principalement scolaires.

Selon plusieurs spécialistes, le chauffage des barquettes plastiques entraînerait la migration de substances chimiques, notamment des perturbateurs endocriniens, néfastes pour la santé, dans les aliments. 

Des barquettes entièrement compostables en quelques semaines

La fibre végétale qui sera utilisée pour la fabrication de ces barquettes provient de l'usine International Paper implantée à Saillat (Haute-Vienne), a précisé le syndicat intercommunal du Haut Médoc. Des tests réalisés dès 2017 ont montré que ces barquettes, une fois broyées, sont entièrement compostables en quelques semaines.

A Bordeaux (Gironde), Alain Juppé, le maire de la ville, s'est également résolu à supprimer la vaisselle en plastique dans les cantines scolaires de la ville. Des parents bordelais et plusieurs conseillers municipaux d'opposition avaient dénoncé ce risque d'une migration de substances chimiques du plastique vers les aliments. Des analyses commanditées par la ville n'avaient cependant détecté "aucun impact sur les activités des hormones".