Extinction Rebellion : des militants non-violents qui veulent alerter sur la "catastrophe climatique"

À Paris, les militants du mouvement Extinction Rebellion ont installé leurs tentes place du Châtelet lundi 7 octobre. Ils ne comptent pas quitter les lieux et veulent que leurs préoccupations environnementales soient entendues.

France Info

À 32 ans, Manon, fleuriste lyonnaise, participe à son premier blocage. Lundi 7 octobre, elle a fait le déplacement jusqu'à Paris pour manifester aux côtés d'Extinction Rebellion. À 24 ans, Antoine, salarié dans l'hôtellerie, fait aussi partie du cortège. Avec un autre manifestant, il s'est attaché à un bateau pour empêcher les forces de l'ordre de le déloger. "Ce qui me fait peur c'est la catastrophe climatique qui en cours, c'est la sixième extinction de masse, c'est les +1,10 °C qu'on a pris en cent ans", explique le jeune homme.

"Je me sens très frustré et très impuissant'

Tentes, hamacs, habits chauds... les personnes mobilisées dans le mouvement Extinction Rebellion comptent tenir plusieurs semaines. "Je me sens très frustré et très impuissant, donc je fais ce que je peux. Je ne sais pas si ça va marcher, mais au moins je l'aurais fait", confie Olivier, un militant. Comme lui, beaucoup ont pris un jour de RTT ou ont laissé leurs enfants à une nourrice pour participer à la mobilisation.

Des militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion se rassemblent à Paris, lors d\'une action pour dénoncer l\'\"inaction climatique\" des gouvernements, le 10 octobre 2019. 
Des militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion se rassemblent à Paris, lors d'une action pour dénoncer l'"inaction climatique" des gouvernements, le 10 octobre 2019.  (KARINE PIERRE / HANS LUCAS / AFP)