Essais nucléaires en Polynésie française : la France "assume", mais ne s'excuse pas

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Essai nucléaire en Polynésie française : la France "assume" mais ne s'excuse pas
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Article rédigé par
M.Damoy, A.Casnestraro, Polynésie La 1ère - France 2
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Les Polynésiens ont défilé dans les rues de Papeete pour l'anniversaire des 55 ans des premiers essais nucléaires près de l'atoll de Mururoa. La France s'est engagée cette semaine à financer la recherche sur les cancers provoqués par les radiations. 

2 500 Polynésiens ont défilé, vendredi 2 juillet, dans les rues de Papeete, en Polynésie française, pour la commémoration, 55 ans plus tard, du premier essai nucléaire dans le Pacifique. Une première bombe a explosé en juillet 1966 au large de l'archipel, et 192 autres suivront, exposant les populations à des retombées radioactives pendant 30 ans. L'arrêt des essais n'a été ordonné qu'en 1996 par le président Jacques Chirac. En 2010, des premières victimes ont été reconnues par l'État français. 

Des moyens, mais pas d'excuses

D'autres malades attendent une reconnaissance. "Les gens meurent, les gens tombent malades, et c'est une dette qui ne doit pas être oubliée", estime le père Auguste Uebe-Carlson, président de l'association 193. L'État s'est engagé à financer la recherche sur les conséquences des radiations, comme les cancers, et à faciliter l'indemnisation des victimes. Cependant, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, n'a pas présenté d'excuses. "Le fait d'assumer c'est plus fort que de dire pardon", a-t-il lancé.

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