Enfants : les effets néfastes de l'exposition aux écrans

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Enfants : les effets néfastes de l'exposition aux écrans
Franceinfo
Article rédigé par
T. Franceschet - franceinfo
France Télévisions

La rentrée scolaire se fera jeudi 2 septembre en présentiel pour 12,5 millions d'élèves, qui auront donc moins d'exposition aux écrans cette année. 

Télévision, téléphone, tablette tactile, ordinateur, les enfants sont de plus en plus exposés aux écrans. Plusieurs études montrent l'augmentation de cette exposition et ses effets néfastes, comme l'explique le journaliste Thibault Franceschet sur le plateau du 23h : "Tout d'abord on peut faire un état des lieux avec une étude du ministère de la Culture sur l'exposition aux écrans des enfants de 2 ans. À cet âge-là, ils sont déjà 87% à être exposés à la télévision au moins une fois par semaine et ceux qui sont exposés le sont en moyenne une heure par jour. 36% de ces enfants de 2 ans sont exposés à une tablette au moins une fois par semaine, 30 minutes par jour en moyenne et 26% à un smartphone. Des pourcentages qui augmentent ensuite assez rapidement avec l'âge une fois qu'ils sont en mesure d'utiliser vraiment les tablettes et smartphones."

Les effets de l'exposition aux écrans confondus avec de l'autisme

"C'est extrêmement important d'alerter les parents et les médecins qui font les diagnostics, puisque les enfants fortement captés par les écrans et les parents fortement captés par les écrans n'interagissent pas entre eux dans les premières années de la vie, où c'est capital. C'est un besoin essentiel, vital pour l'enfant. Donc on a des troubles des interactions et de la communication, et quand ces enfants vont passer des diagnostics dans des centres ressources autisme, on leur fait passer des tests sur le comportement, et là ils codent positifs aux tests de l'autisme, puisque c'est un diagnostic clinique et non pas biologique ni de l'imagerie. Beaucoup de médecins n'ont pas été formés sur les effets des écrans sur les tout-petits. S'ils ne posent pas la question des écrans, il y a des confusions de diagnostic, or ce n'est pas la même chose, c'est totalement différent", explique Anne-Lise Ducanda, médecin en protection maternelle et infantile.

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