Changer d'époque avec We Demain : la réelle notion de "l'ensauvagement"

L'ensauvagement n'est pas un terme inventé par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. C'est un terme qui définit en révélait que la nature redevient sauvage, une part de sauvage que l'on a en nous. C'est le rendez-vous We Demain du 23h.

"On a vécu dans la forêt pendant des centaines de milliers d'années, et cette part de sauvage qui se révèle être cruellement manquante dans des périodes comme le confinement", analyse Antoine Lannuzel, rédacteur en chef We Demain. Le magazine consacre une page dans son nouveau numéro avec une interview de l'auteur allemand, Peter Wohlleben, qui a écrit La vie secrète des arbres. Il raconte que nous sommes des êtres vivants cabales de vivre dans la forêt, un écosystème qui nous convient bien.
Pendant le confinement, des personnes ont cherché un nouveau mode de vie. C'est aussi ça l'ensauvagement. "Des gens ne peuvent pas quitter les villes de par leur métier. Il faudra donc les végétaliser. D'autres vont donc pouvoir se développer dans des territoires ruraux. Un lieu en Normandie de coworking qui permet de tester la vie rurale ; on devient alors un néo-rural", souligne Antoine Lannuzel.

Rendre son cycle naturel à l'eau

Des rivières sont aussi libérées dorénavant. "Il y a tout un écosystème à libérer. C'est ici la notion de 'ré-ensauvagement', qui consiste à rendre la dimension sauvage d'un écosystème. Si on prend une rivière, on casse les barrages hydro-électriques, on casse le béton, on rend au cycle de l'eau son cours naturel et la biodiversité, son rythme naturel et cela bénéficie à tout le monde", avance le journaliste.

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Antoine Lannuzel, rédacteur en chef de We Demain.
Antoine Lannuzel, rédacteur en chef de We Demain. (FRANCEINFO)