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Education nationale : "Il y a 300 postes vacants de médecins scolaires dans le pays", pointe un député Renaissance dans un rapport

"On ne trouve plus de médecin scolaire", déplore Robin Reda auteur d'une rapport parlementaire sur la médecine scolaire. Une situation due principalement à un problème d'attractivité.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Robin Reda à l'Assemblée Nationale en 2017 (ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS)

"Il y a 300 postes vacants de médecins scolaires dans le pays", pointe Robin Reda, député Renaissance de l'Essonne, dans son rapport sur la situation de la médecine scolaire. L'élu va le présenter mercredi 10 mai à l'Assemblée nationale et au ministre de l'Education nationale Pap Ndiaye. En France, il n'y a que 900 médecins et moins de 8 000 infirmières pour 60 000 établissements scolaires. Moins de 20% des élèves de 6 ans passent la visite médicale, pourtant obligatoire. A 12 ans, ils sont seulement 60% à avoir eu leur bilan infirmier.

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franceinfo : Pourquoi la médecine scolaire a-t-elle été abandonnée ?

Robin Reda : On ne l’a pas abandonnée. La médecine scolaire c’est plus d’un milliard d’euros sur le budget de l’Education nationale chaque année. C’est un budget qui est en augmentation ces dernières années. En revanche, c’est de l’argent qui, malheureusement, sert à payer de moins en moins de médecins, parce qu’on ne trouve plus de médecin scolaire. Il y a 300 postes vacants de médecins scolaires dans le pays. La clé de voûte de la médecine scolaire, de la santé à l’école, ce sont les infirmières.

Faut-il mieux rémunérer les médecins scolaires pour rendre ces postes plus attractifs ?

L’Education nationale, que ce soit du côté de la médecine scolaire ou de l’enseignement, souffre d’une crise d’attractivité, donc il y a un enjeu de rémunération. Ce n’est pas normal qu’un médecin scolaire gagne beaucoup moins qu’un médecin du travail ou qu’un médecin de santé publique. Quand vous êtes médecin scolaire, vous êtes autour de 3 000-3 500 euros [par mois]. C’est bien moins que la rémunération d’un médecin.

Vous n’êtes pas le premier à faire ce genre de rapport. Pourquoi faut-il vous faire confiance ?

Le dernier rapport très critique sur la médecine scolaire date d’avril 2020. Nous étions en plein dans les débuts de la crise sanitaire. Ça n’était objectivement pas le moment, ces deux dernières années pour mettre à plat l’organisation de la santé scolaire. Maintenant que c’est derrière nous et que nous avons beaucoup appris de la capacité à travailler ensemble, à collaborer, je pense que c’est le bon moment pour la réflexion sur le pilotage de la médecine scolaire. Ça recoupe les deux priorités de ce gouvernement : l’amélioration de la santé et l’amélioration de l’école et des résultats scolaires des enfants.

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