INFO FRANCEINFO. Mort d'Ange Dibenesha : des analyses toxicologiques révèlent que le jeune homme avait ingurgité au moins 25 g de cocaïne

Le parquet de Paris a ouvert, dans un premier temps, une enquête en flagrance pour usage et détention de stupéfiants.

Cet homme de 31 ans est mort samedi 30 mars 2019 à l\'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.
Cet homme de 31 ans est mort samedi 30 mars 2019 à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. (FREDERIC DUGIT / MAXPPP)

Les analyses toxicologiques menées juste après l'admission à l'hôpital d'Ange Dibenesha, dans la nuit du 27 au 28 mars, révèlent que le jeune homme a régurgité, à ce moment-là, 25 g de cocaïne, a appris franceinfo de source proche du dossier, jeudi 4 avril. Le trentenaire avait fait un malaise juste après son interpellation lors d'un contrôle routier, à Paris, et avait été conduit à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière. Il est décédé samedi.

Un taux d'alcoolémie élevé

Dans un communiqué publié dimanche à la mi-journée, la préfecture de police de Paris a donné sa version des faits et le déroulement des événements après l'arrestation d'Ange Dibenesha. Le contrôle routier a eu lieu jeudi, à 1h50 du matin, au niveau de la porte d'Italie à Paris, à hauteur du boulevard périphérique intérieur. Ange Dibenesha, qui était "en situation d'annulation de son permis de conduire", a été "dépisté positif au test de l'imprégnation alcoolique", indique la préfecture de police de Paris dans son communiqué. "A 2h10, alors que les fonctionnaires interpellateurs étaient en attente d'un véhicule de transport de l'interpellé, ce dernier a ingéré une substance non identifiée. Il a alors été pris de convulsions", ajoute la préfecture de police de Paris.

Le parquet de Paris a ouvert, dans un premier temps, une enquête en flagrance pour usage et détention de stupéfiants. Enquête confiée à la brigade des stupéfiants de la police judiciaire de Paris, qui se poursuit désormais en recherche des causes de la mort. Selon une source judiciaire, Ange Dibenesha était porteur au moment de son interpellation d'un produit ayant par la suite réagi positivement à la cocaïne, ainsi que des documents sous plusieurs identités. L'intéressé était par ailleurs connu sous plusieurs identités.