L'Inde interdit l'usage des cigarettes électroniques

Il s'agit d'une mesure de santé publique, explique le gouvernement. Vendre une cigarette électronique sera passible d'une amende de 1 270 euros.

Un utilisateur de cigarette électronique dans les rues de Washington (Etats-Unis), le 2 octobre 2018.
Un utilisateur de cigarette électronique dans les rues de Washington (Etats-Unis), le 2 octobre 2018. (EVA HAMBACH / AFP)

Les Indiens sont priés de ranger leurs cigarettes électroniques au placard. Le gouvernement a annoncé, mercredi 18 septembre, l'interdiction du vapotage au nom d'impératifs sanitaires et de la lutte contre les addictions. "La décision a été prise avec à l'esprit l'impact que les cigarettes électroniques ont sur la jeunesse aujourd'hui", a expliqué la ministre des Finances, Nirmala Sitharaman.

C'est devenu très à la mode de les essayer, de les utiliser.La ministre indienne des Finances en conférence de presse

Une ordonnance passée par le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi interdit la production, l'import ou l'export, le transport, le stockage et la vente de cigarettes électroniques. Une première infraction est passible d'un an de prison et 100 000 roupies (1 270 euros) d'amende. Et jusqu'à 3 ans et 500 000 roupies (6 300 euros) en cas de récidive. Cette mesure "améliorera la politique de contrôle du tabac, donnant de meilleurs résultats en termes de santé publique", avance le gouvernement.

Le bannissement des cigarettes électroniques en Inde survient au lendemain d'une interdiction de l'Etat américain de New York de commercialiser des cigarettes électroniques aromatisées sur son territoire. Les cigarettes électroniques, considérées comme "incontestablement nocives" dans un récent rapport par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), sont confrontées ces derniers temps à un durcissement réglementaire à travers le monde, particulièrement aux Etats-Unis.