Faut-il considérer la cigarette électronique comme un médicament ?

Les députés européens doivent voter, mardi 8 octobre, un texte imposant à l'e-cigarette des contraintes plus strictes. Fabricants et usagers partent en guerre contre ce projet et manifestent cet après-midi, à Strasbourg.

Une boutique vendant des cigarettes électroniques, à Paris, le 6 septembre 2013.
Une boutique vendant des cigarettes électroniques, à Paris, le 6 septembre 2013. (XAVIER RICHER / PHOTONONSTOP)
Le parlement européen doit se prononcer, mardi 8 octobre, sur le statut de la cigarette électronique. Il va légiférer dans le cadre de la directive sur les produits du tabac pour les vingt ans à venir.

L'objectif est de donner un statut de médicament à la cigarette électronique pour en contrôler la vente en pharmacie. Selon la commission de la santé européenne, ce produit doit rester uniquement un outil de sevrage.

L'office français de prévention du tabagisme précise qu'il existe 1,5 million de vapoteurs dans l'Hexagone. Et 99% d'entre eux sont des fumeurs qui tentent d'arrêter le tabac.

Les fabricants et les usagers manifestent lundi 7 octobre à Strasbourg. Ils dénoncent les risques du texte européen. Selon eux, le prix de vente en pharmacie sera plus élevé, et le produit sera moins accessible. Sa vente pourrait alors se développer sur des sites internet, où il serait beaucoup plus difficile de contrôler la qualité des produits.

Faut-il considérer la cigarette électronique comme un médicament ?
Partager ce sondage :
Toutes les questionsEn partenariat avecfranceinfo