Deux syndicats d'ambulanciers appellent à la grève des urgences à partir de mardi

"On a prévenu les Samu et les agences régionales de santé que nos entreprises ne feront pas de transports urgents", ont précisé les deux organisations.

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Des soignants manifestent pour obtenir plus de moyens dans les hôpitaux publics, le 14 noembre 2019, à Paris. (NICOLAS PORTNOI / HANS LUCAS / AFP)

Deux fédérations d'entreprises d'ambulances ont annoncé, lundi 11 octobre, une grève reconductible à partir de mardi. Elles réclament l'entrée en vigueur d'une réforme de leurs gardes, négociée de longue date mais contrariée par une proposition de loi en faveur des pompiers. Le texte sur la "valorisation des sapeurs-pompiers", sur lequel députés et sénateurs ont trouvé un accord en commission mixte paritaire, "introduit des risques majeurs", estiment dans un communiqué la Chambre nationale des services d'ambulances (CNSA) et la Fédération nationale de la mobilité sanitaire (FNMS).

Les deux organisations s'inquiètent de la possibilité de "missionner directement un équipage pompier (...) alors que l'organisation des urgences prévoit de solliciter en priorité les ambulanciers", offrant ainsi "un financement sans limites" aux premiers, au détriment des seconds. Dans le même temps, elles déplorent un "retard" dans la mise en œuvre de l'accord sur l'organisation et les tarifs des gardes ambulancières, signé fin 2020 avec l'Assurance maladie après plus de trois ans de tractations. "Le ministère de l'Intérieur a fait en sorte de nous bloquer tant que la proposition de loi n'était pas votée, maintenant nous demandons à mettre en place ce que nous avons négocié", a déclaré le président de la FNMS.

La grève ne prendra toutefois pas la forme d'un mouvement dur. "On ne sera pas dans la rue, on ne fera pas de blocage mais on a prévenu les Samu et les agences régionales de santé que nos entreprises ne feront pas de transports urgents", a-t-il indiqué, ajoutant que "si les préfectures nous réquisitionnent, nous ferons évidemment notre travail".

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