Déserts médicaux : des heures pour constater un décès

Après la découverte du corps sans vie de sa mère, Christine Dejongh a attendu onze heures avant qu'un médecin vienne reconnaître le décès.

FRANCE 3

Un après-midi de novembre, Christine Dejongh découvre le corps de sa mère inanimé dans sa maison de Laon dans l'Aisne. C’est un parcours du combattant qui débute. Elle et sa sœur peinent à trouver un médecin pour venir constater le décès. Munies de leur annuaire, elles vont en appeler une trentaine sans succès. Le corps de leur mère va rester onze heures allongé sur le sol. "Il y a un manque de respect de l'être humain (...) c'est inadmissible qu'un médecin ne se déplace pas", déplore Brigitte Levasseur, fille de la défunte. D'appel en appel, les deux sœurs étaient sans cesse redirigées vers d'autres médecins.

Un décret pour rémunérer les médecins

C'est finalement de docteur Denis Casalis qui va se déplacer. Face à la détresse des deux femmes, il va parcourir les 35 kilomètres qui séparent son cabinet du domicile de la défunte. Pour éviter que la situation ne se répète, depuis 2017, un décret prévoit de rémunérer les médecins pour la rédaction des certificats de décès uniquement les nuits et le week-end.

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Un médecin ausculte une patiente à Godewaersvelde (Nord).
Un médecin ausculte une patiente à Godewaersvelde (Nord). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)