Déserts médicaux : quand les médecins s’organisent

De nouvelles solutions pour lutter contre les déserts médicaux. Les chiffres restent préoccupants. Mais des exemples fonctionnent. Des cardiologues et des généralistes font le choix de se regrouper à la campagne. Et cela marche. Pourquoi ? Comment ? Reportage dans le Nord et dans le Luberon.

FRANCE 2

Consultation de routine pour ce patient. Bernard Chirade a obtenu un rendez-vous en quelques jours chez son cardiologue tout près de chez lui. "Nous habitions un petit village et effectivement quand il y avait des problèmes, il fallait aller par exemple sur Manosque… 35 km aller-retour, là on est sur place, tout de suite on est plus tranquille", explique-t-il. Dans ce cabinet, ce jour-là, il n’y a pas un, mais trois cardiologues. Des médecins associés depuis 17 ans. Ils partagent les murs, le secrétariat, et même le planning des astreintes.

Plus d’économies

Une permanence 24h/24, 7j/7 qui serait impossible pour un médecin seul. Et le regroupement a d’autres avantages : il permet de faire des économies. "Nous avons acheté trois échographes en même temps, ce qui nous a permis de négocier avec notre fournisseur le prix et la maintenance qui sont beaucoup plus intéressants que si on était seul", indique le docteur Perchicot. Mais comme ce dernier n’est pas seul, il peut même quitter son cabinet trois demi-journées par semaine.

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un bureau de medecin vacant, le 21 février 2016. (Photo d\'illustration)
un bureau de medecin vacant, le 21 février 2016. (Photo d'illustration) (MAXPPP)