Des cigarettes électroniques pas si inoffensives

Une étude publiée dimanche indique qu'elles pourraient présenter un risque, notamment sur les poumons. 

Les cigarettes électroniques peuvent avoir un impact sur les poumons, selon une étude grecque.
Les cigarettes électroniques peuvent avoir un impact sur les poumons, selon une étude grecque. (REGIS DUVIGNAU / REUTERS )

SANTE – Ce n'est pas parce qu'elle ne fait pas de fumée qu'elle n'est pas dangereuse pour la santé. L'innocuité de la cigarette électronique, nouvel accessoire ultime du fumeur en phase de sevrage, est mise en doute par diverses études, rapportées mardi 4 septembre par le site Le Figaro Santé.

"Si elles ne contiennent pas de tabac ni de goudron, les e-cigarettes comportent tout de même des solvants variés (comme le propylène de glycol, qu'on retrouve dans les produits antigel) et parfois de la nicotine", explique le site internet. Sans présenter de risques cardiaques, selon la Société européenne de cardiologie, la cigarette électronique aurait en revanche un impact léger sur les poumons, rapporte  une étude grecque présentée dimanche lors du congrès annuel de la Société européenne des maladies respiratoires. Ces cigarettes nouvelle génération "limiteraient la pénétration d'air dans les poumons", résume le Huffington Post, et présenteraient "un risque pour les asthmatiques".

De plus, "comme pour la cigarette classique, consommer des cigarettes électroniques peut induire une dépendance, quelle que soit la quantité de nicotine présente", explique au Figaro.fr Florence Lepagnol, en charge de la coordination des vigilances à l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Un marché récent et confus 

Ce marché, croissant au fur et à mesure que s'appliquent les lois anti-tabac, présente des spécificités peu connues des consommateurs. Ainsi, lorsque les cigarettes électroniques "sont alimentées par une cartouche contenant au moins 10 mg de nicotine, elles sont considérées comme des dispositifs médicaux et doivent à ce titre disposer d'un marquage CE attribué par un laboratoire agréé auprès de l'ANSM". A l'inverse, si la concentration de nicotine y est inférieure, ces pseudo-clopes "sont considérées comme des biens de consommation courante et sont soumises à l'obligation générale de sécurité supervisée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes", rapporte Le Figaro.fr

Dans tous les cas, méfiance si vous faites vos achats de cigarettes électroniques en pharmacie : un décret leur interdit de les vendre, "y compris celles considérées comme des dispositifs médicaux".