Déchirure dans la gorge, tympan percé... Des chercheurs mettent en garde contre les dangers des éternuements réprimés

Selon une étude britannique, un homme de 34 ans a été hospitalisé pour une déchirure à l'arrière de la gorge après qu'il a bloqué un éternuement.

Réprimer un éternuement peut, dans des cas très rares, avoir des conséquences graves sur la santé, selon une étude britannique publiée le 16 janvier 2017.
Réprimer un éternuement peut, dans des cas très rares, avoir des conséquences graves sur la santé, selon une étude britannique publiée le 16 janvier 2017. (SCIENCE PHOTO LIBRARY / R3F / AFP)

Mieux vaut lâcher un "atchoum !" peu discret que de réprimer un éternuement. Ce geste apparemment anodin peut, dans des cas très rares, avoir des conséquences graves sur la santé, selon une étude publiée mardi 16 janvier dans la revue médicale BMJ Case Reports (en anglais)"Bloquer un éternuement en se bouchant le nez et en fermant la bouche est un geste dangereux qui doit être évité", préviennent ces chercheurs.

Les scientifiques citent le cas d'un homme de 34 ans admis aux urgences d'un hôpital de Leicester, au Royaume-Uni, avec le cou gonflé et de vives douleurs. "Le patient a expliqué qu'il avait ressenti une sensation de craquement dans le cou après avoir tenté de bloquer un éternuement en se pinçant le nez et en fermant la bouche", expliquent les auteurs de l'étude.

Des cas rares de rupture d'anévrisme

Un scanner confirme leurs soupçons : la pression de l'air créée lorsque l'homme a réprimé son éternuement a provoqué une déchirure à l'arrière de sa gorge. L'homme, qui peut difficilement parler ou avaler, est traité aux antibiotiques et nourri à l'aide d'une sonde. Finalement, il a pu sortir de l'hôpital au bout d'une semaine.

Selon les auteurs de l'étude, réprimer un éternuement peut également  percer un tympan, provoquer des problèmes pulmonaires voire, dans des cas encore plus rares, une rupture d'anévrisme dans le cerveau.