Pilule : 1 300 gynécologues se défendent d'être "achetés" par les laboratoires

Des gynécologues français ont signé un manifeste dans lequel ils affirment travailler dans le respect de "l'éthique médicale", mardi 22 janvier. Un nouvel épisode de la polémique sur la prescription des pilules de 3e génération.

Des pilules de 3e génération, en janvier 2013. 
Des pilules de 3e génération, en janvier 2013.  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Près de 1 300 gynécologues publics et libéraux contre-attaquent. Dans un manifeste publié mardi 22 janvier, ces professionnels rejettent les accusations portées contre certains d'entre eux dans la polémique sur la prescription de pilules de 3e génération. Ils affirment n'être "ni achetés, ni vendus" aux laboratoires pharmaceutiques.

"Nous travaillons tous, pour le bien des femmes, avec l'industrie pharmaceutique, dans le respect de la loi et de l'éthique médicale et dans la transparence." Au passage, ils ont réagi à un article qui mettait en cause la proximité de quatre gynécologues de renom avec des laboratoires pharmaceutiques. "Suite à daté du 11 janvier 2013 et à la mise en cause de nos collègues, nous, gynécologues et gynécologues-obstétriciens publics et libéraux, leur manifestons notre soutien personnel et professionnel", explique le manifeste.

Le texte a été lancé à l'initiative du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), de la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale (FNCGM) et de la Société française de gynécologie (SFG). Le ministère de la Santé et l'agence du médicament ont décidé de restreindre la prescription des pilules de 3e génération, qui présentent un risque cardiovasculaire accru.