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Les pilules de troisième génération ne sont pas "particulièrement plus dangereuses" (gynécologue)

Intervenant ce matin sur France Info, Juliane Berdah, gynécologue endocrinologue à la Pitié Salpêtrière et en cabinet libéral, a relativisé les dangers de la dernière génération de pilules. Mais elle ne nie pas que le risque est un petit peu plus important.
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Radio France
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A l'origine de cette inquiétude qui se propage sur internet, deux études, une  danoise et une américaine, qui montrent un doublement du risque de faire un accident thrombo-embolique, une phlébite ou une embolie pulmonaire. 

Un chiffre que ne conteste pas Juliane Berdah : "Il faut relativiser. Il ne faut pas qu'il y ait un vent de panique. Elles ne sont pas particulièrement plus dangereuses. Si on prend une pilule de l'ancienne génération, sur 100.000 femmes sur une année, 20 faisaient un accident trombo-embolique. Aujourd'hui avec les dernières pilules, c'est deux fois plus soit 40 femmes".

Elle rappelle les facteurs de risque, des cas dans la famille, l'obésité, l'âge, les voyages... Et la nécessité pour les prescripteurs de bien interroger leurs patientes.

Mais Juliane Berdah insiste aussi sur un point qu'elle qualifie de très important: "Si les patientes ont pris leur pilule depuis plus
d'un an et que tout va bien, il n'y a pas de danger. Elles peuvent continuer.
Si un accident doit avoir lieu, c'est pendant la première année..."


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