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Carte Visualisez comment le moustique tigre a colonisé l'Hexagone ces dix dernières années

Article rédigé par Robin Prudent
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min
Un moustique tigre, à Montpellier, le 3 février 2015. (CHRISTINE PALASZ / MAXPPP)
L'insecte, présent seulement dans le sud de la France en 2013, a pris ses quartiers dans 71 départements.

Ils piquent (presque) partout. En quelques années, les moustiques tigres se sont progressivement installés en France. Début 2023, 71 départements sont colonisés par l'Aedes albopictus, sur les 96 départements de l'Hexagone, a annoncé le ministère de la Santé, dans un communiqué publié le 21 avril.

Dix ans auparavant, en 2013, moins d'une vingtaine de départements étaient concernés, principalement dans le sud de la France. "Son extension est inéluctable, estime l'entomologiste Didier Fontenille, auprès de France 3 Paris Ile-de-France. C'est un insecte urbain qui se déplace dans les voitures et pond ses œufs dans les collections d'eau. Il aime le sang humain, ce qui, en ville, ne manque pas."

Visualisez son installation progressive dans le pays depuis dix ans avec nos cartes ci-dessous.

Carte de France interractive des départements où le moustique-tigre est installé

Au 1er janvier 2023, les trois quarts des départements hexagonaux doivent désormais faire face à l'implantation du moustique tigre, jusque dans le nord de la France. Originaire d'Asie, il est le vecteur de maladies telles que la dengue, le chikungunya ou Zika. Le ministère de la Santé a mis en place un portail de signalement du moustique tigre que tout particulier peut utiliser.

Si le phénomène est relativement nouveau dans l'Hexagone, il est déjà bien connu dans les départements d'outre-mer où "le moustique fait déjà partie du quotidien", résume Anna-Bella Failloux, spécialiste des maladies liées aux moustiques à l'Institut Pasteur, à France 3 Paris Ile-de-France. "En Hexagone, il va maintenant falloir apprendre à vivre avec."

Pour limiter les risques, "la première chose à faire est de lui rendre la vie difficile", conseille le directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) à Montpellier. Comment ? En éliminant tous les endroits où l'eau peut stagner, en vidant les récipients, ou encore en couvrant les réservoirs et les piscines lorsqu'elles ne sont pas utilisées.

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