Papillomavirus : les médecins souhaitent une meilleure vaccination

Chaque année, 2 900 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus sont diagnostiqués en France à cause du papillomavirus qui se transmet par voie sexuelle. Les médecins demandent une vaccination universelle et gratuite.

France 3

Garçons et filles, tous sont porteurs de papillomavirus. Mais certains de ces virus sont particulièrement dangereux et se transmettent par contact sexuel. Un vaccin existe, mais il est peu utilisé. "Pour moi, ça ne me paraît pas nécessaire. Après, je ne sais pas si c'est la bonne décision", explique une jeune femme. "Je ne suis pas vacciné, je n'en ai pas vraiment pris connaissance et pour moi ça touche plus un public féminin que masculin", estime un jeune homme.

19% des femmes vaccinées

Pourtant, le papillomavirus concerne les deux sexes, avec des cancers génitaux plus fréquents chez les femmes, mais aussi des cancers du pharynx ou de l'anus. 50 scientifiques appellent donc à une meilleure vaccination, comme le professeur Israël Nizand, président du collège national des gynécologues et obstétriciens français, qui affirme : "Actuellement, c'est 1 200 décès de femmes jeunes par cancer du col de l'utérus, alors qu'on a un vaccin pour le prévenir. C'est notre rôle, à nous les médecins, de dire que l'on a un outil qui protège contre les cancers liés au papillomavirus et on ne s'en sert pas dans notre pays."

Aujourd'hui, le vaccin est remboursé pour les filles âgées de 11 à 19 ans et jusqu'à 26 ans pour les garçons qui ont des relations homosexuelles. Les scientifiques demandent un remboursement universel pour tous. La ministre de la Santé souhaite un taux de vaccination de 60%. Mais seulement 19% des femmes sont vaccinées.

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Une jeune femme reçoit une vaccination de Gardasil.
Une jeune femme reçoit une vaccination de Gardasil. (VOISIN / PHANIE / AFP)