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Décès suspects au CHU de Nantes : "Trois patients qui décèdent en quelques jours pour un protocole classique n'est pas habituel"

Benoit Vallet, directeur général de la santé, est revenu jeudi soir pour franceinfo sur l'annonce de la mort de trois patients traités par chimiothérapie à l'hôpital de Nantes la semaine précédente. 

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Radio France
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Benoit Vallet, directeur général de la santé, lors d'une conférence de presse en octobre 2014. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Dans un communiqué du jeudi 17 novembre, la Direction générale de la santé à annoncé la mort de trois patients hospitalisés au CHU de Nantes. Ces derniers étaient atteints de lymphomes et traités par chimiothérapie. Ils sont décédés suite à des complications graves au cœur entre le 10 et le 13 novembreLa situation "est exceptionnelle", a réagi sur franceinfo, dans la soirée, Benoit Vallet, directeur général de la santé. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé avoir saisi l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) en raison de la succession des cas similaires.

"Surtout avec le même profil, dans la même séquence, avec le même protocole. C'est ça qui donne le caractère d'alerte et qui a mis le ministère de la Santé sur la recherche d'une cause, a expliqué Benoit Vallet. Si tous les traitements de chimiothérapie de lymphomes donnaient des résultats comme cela ils seraient abandonnés depuis longtemps. La séquence de trois patients qui décèdent en quelques jours pour un protocole certes sévère mais classique n'est pas habituelle."

Prudence de mise sur l'origine des décès

À ce stade, Benoit Vallet préfère rester prudent : "c'est difficile aujourd'hui de privilégier une cause quelle qu'elle soit. Cela peut tenir au traitement, à l'organisation, aux moyens de ces chimiothérapies. C'est peut être un facteur extérieur de type viral, puisque les trois patients ont présenté un profil équivalent d'atteinte cardiaque."

Benoit Vallet ne s'avance pas concernant une faute médicale. "Ce sera à l'enquête de l'Igas de donner une réponse à cela. C'est le sens de la saisie qui a été faite", relève le directeur général de la santé.

Les premières conclusions sont attendues d'ici sept jours, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé a lancé une autre enquête de son côté pour en savoir plus sur la composition des médicaments. La semaine dernière, un quatrième patient a présenté des symptômes similaires. Il est depuis hospitalisé dans un état grave au CHU de Nantes.

"Nous sommes dans une situation qui n'est pas habituelle", Benoit Vallet, directeur général de la santé
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