Cancers pédiatriques en Loire-Atlantique : aucune "cause commune" n'a été identifiée, annonce l'Agence régionale de santé

Le questionnaire épidémiologique adressé à 13 familles concernées n'a pas permis d'identifier de facteur de risque commun déjà documenté dans la littérature scientifique.

Le siège de l\'ARS Pays de la Loire, le 21 mai 2019, à Nantes.
Le siège de l'ARS Pays de la Loire, le 21 mai 2019, à Nantes. (J?R?MIE LUSSEAU / HANS LUCAS / AFP)

Le mystère n'est pas levé. L'étude épidémiologique menée depuis mars par Santé publique France (SpF) sur des cas groupés de cancers pédiatriques dans le secteur de Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique), près de Nantes, n'a pas permis d'identifier une cause commune, a annoncé, mardi 19 novembre, l'Agence régionale de Santé (ARS) des Pays de la Loire.

L'analyse épidémiologique, dont les résultats ont été présentés lundi aux familles, "valide le fait que le nombre de cancers pédiatriques sur le secteur des 7 communes (étudiées, ndlr) sur la période 2015-2019 est plus important que ce que l'on observe en moyenne en France". En revanche, le questionnaire épidémiologique adressé à 13 familles concernées n'a pas permis d'identifier de facteur de risque commun déjà documenté dans la littérature scientifique.

Les recommandations de l'ARS

Conditions de vie de la mère avant, pendant et après la grossesse, vie du père, habitudes alimentaires des enfants, lieux de vacances, scolarité, mode de garde des enfants etc, ont notamment été interrogés. "Les résultats de ces travaux amènent Santé publique France à conclure à la présence d'un regroupement spatio-temporel sans cause commune identifiée", indique le communiqué.

Ce qui conduit l'agence sanitaire à recommander "de ne pas poursuivre les investigations épidémiologiques localement" et "de ne pas engager d'investigations et prélèvements environnementaux supplémentaires". SpF propose de "mettre en place une surveillance active pour identifier tout nouveau cas de cancer sur le secteur".

Concernant les logements construits sur l'ancien site Leduc, où étaient fabriquées des charpentes, les analyses "écartent l'existence d'un risque sanitaire pour les habitants de ces logements". Des analyses complémentaires seront toutefois menées. Des mesures environnementales sont par ailleurs programmées dans 17 logements d'enfants atteints de cancer d'ici fin janvier 2020 ainsi qu'une deuxième campagne de "levée de doute" dans l'école Notre-Dame de Lourdes, à Sainte-Pazanne.