Après un début poussif, la campagne de vaccination contre la grippe H1N1 provoque ici et là des files d'attente

"Nous avons multiplié par 7 la fréquentation des centres en moins d'une semaine",a souligné la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, sur France Info,citant le chiffre de 70.000 personnes vaccinées pour la journée de samedi.Pour faire face à l'afflux actuel, "les préfets vont adapter les heures d'ouverture des centres",a déclaré Luc Chatel mardi.

L\'attenta dans un centre de vaccination à Hauguenau (Bas-Rhin)
L'attenta dans un centre de vaccination à Hauguenau (Bas-Rhin) (France 3)

"Nous avons multiplié par 7 la fréquentation des centres en moins d'une semaine",a souligné la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, sur France Info,citant le chiffre de 70.000 personnes vaccinées pour la journée de samedi.

Pour faire face à l'afflux actuel, "les préfets vont adapter les heures d'ouverture des centres",a déclaré Luc Chatel mardi.

Le feu vert pour une seule dose de vaccin (Pandemrix de GSK et Focetria de Novartis) donné par l'agence européenne du médicament devrait faciliter la vaccination générale des Français.

L'afflux de candidats au vaccin est constaté un peu partout en France
La progression de la vaccination se manifeste en maints endroits comme à Bordeaux, Rouen, Metz, Toulouse ou Paris.

A Paris, le nombre de personnes vaccinées augmente : de l'ordre d'un millier au début, les vaccinations ont dépassé les 2.000 par jour depuis le 18. Au total, 15.649 personnes ont été vaccinées depuis le 12 novembre, a annoncé lundi la préfecture de la région d'Ile-de-France.

Le samedi peut entraîner un véritable afflux, comme dans le Maine-et-Loire, où 1.327 vaccinations ont été faites en une journée.

A Toulouse, le centre situé au sein d'une caserne militaire était saturé samedi. Il fallait patienter plus de trois heures avant l'injection. Femmes enceintes et familles avec un enfant en bas âge bénéficiaient d'un traitement de faveur mais leur attente a souvent duré deux heures.

Lundi à Metz, au centre sportif Saint-Symphorien, l'attente était de trois à quatre heures. Plusieurs personnes ont renoncé et fait demi-tour, a constaté l'AFP.

Certains s'impatientent
Lundi matin dans l'un des centres de vaccination de Nantes, en deux heures au moins 250 personnes étaient venues se faire vacciner. "Samedi, c'était le rush, nous avons eu au moins 350 personnes avec pour certains 3h30 d'attente, et ce matin il y a déjà un peu d'impatience", a relaté Jocelyne Jeffredo, du service de santé de la ville.

Dans le Nord, la moyenne quotidienne de la fréquentation est passée de 300 à 500 les premiers jours à 2.000 ces derniers jours, selon la préfecture.

A Lille, le principal centre de vaccination, continuerait à "tourner au ralenti", selon son responsable, Jean-Claude Stellamans qui attribue cette situation à un "problème de réception des bons" de vaccination. De nombreuses personnes se présentant sans bon dans les centres sont toutefois vaccinées.

Le professeur Didier Houssin, directeur général de la santé a d'ailleurs déclaré à l'AFP que désormais les centres de vaccinations devraient pouvoir éditer eux-mêmes les bons.

A Nantes, Virginie, enceinte de six mois, proteste : elle s'est heurtée à deux reprises à des portes closes avant de découvrir lundi matin, que le vaccin sans adjuvant (indiqué dans son cas) ne serait disponible que mardi.

A Bordeaux, 2.482 personnes ont été accueillies depuis le début de la campagne, d'après la mairie, avec une progression quotidienne des vaccinations (34 jeudi 12 novembre, 866 samedi 21).

Dans les Alpes-Maritimes, on enregistre une nette augmentation des personnes vaccinées depuis le début de la campagne (383 vaccinés le 12 novembre contre 1.300 le 20), selon la préfecture. La fréquentation augmente aussi à Marseille.