Vietnam : pour préserver sa réputation de "capitale moderne", Hanoï prie ses habitants de ne plus manger de chien

Les autorités de la capitale souhaitent changer l'image du pays auprès des touristes étrangers et des expatriés. Mais aussi éviter les contaminations par le virus de la rage.

Un commerçant de Hanoï (Vietnam) prépare de la viande de chien, le 26 juillet 2012.
Un commerçant de Hanoï (Vietnam) prépare de la viande de chien, le 26 juillet 2012. (HOANG DINH NAM / AFP)

C'est une tradition devenue problématique. Au Vietnam, les autorités de Hanoï ont demandé aux habitants de la capitale de cesser de consommer de la viande de chien. Le Comité populaire de Hanoï estime qu'il s'agit de préserver la réputation de la ville en tant que "capitale civilisée et moderne" auprès des étrangers. "Le commerce, le meurtre et la consommation de viande de chien ont suscité des réactions négatives chez les touristes et expatriés vivant à Hanoï", précise le communiqué, publié lundi 10 septembre.

La viande de chat est aussi concernée

Cette décision s'inscrit par ailleurs dans un programme national dont l'objectif est d'éliminer la maladie virale de la rage d'ici à 2021, précise l'agence Associated Press (en anglais). Trois personnes sont mortes de la rage à Hanoï depuis début 2018, tandis que deux autres ont été contaminées, selon des chiffres officiels.

Rôtie, bouillie ou cuite à la vapeur, la viande de chien est vendue dans les marchés et les commerces alimentaires de Hanoï. Elle est traditionnellement consommée avec du vin de riz ou de la bière. En 2017, c'est Taïwan qui avait interdit la consommation de cette viande, sous la pression des défenseurs des animaux. Les autorités de Hanoï appellent aussi à cesser de manger de la viande de chat, moins populaire que la viande de chien, mais que l'on peut toujours se procurer dans les zones rurales.