VIDEO. Voilà comment le surimi est fabriqué (attention : ça ne donne pas très envie)

Dans un reportage diffusé par "La Quotidienne" sur France 5, un industriel a accepté de dévoiler les secrets de fabrication des bâtonnets de surimi.

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En voyant ces images, certains penseront peut-être à L'Aile ou la Cuisse et sa fameuse usine Tricatel mise au jour par Louis de Funès et Coluche. Dans un reportage diffusé dans "La Quotidienne", lundi 21 mai sur France 5, un fabricant a accepté de dévoiler la recette de ses bâtonnets de surimi. Un produit de la mer d'apparence très industrielle, mais dont les Français raffolent, au point d'être aujourd'hui les deuxièmes plus gros consommateurs au monde, avec pas moins de 53 000 tonnes consommées en 2016. 

Gare aux additifs

Dans ce reportage filmé dans une usine vendéenne qui fabrique jusqu'à 5 millions de bâtonnets par jour, on découvre ainsi comment sucre, sel, huile de colza, amidon de blé, fécule de pomme de terre, poudre de lait écrémé et chair de poisson sont mélangés pour former une "pâte de surimi". Quant au petit goût de crabe, il n'existe que grâce à un arôme liquide ajouté à la recette. Blanche, cette pâte forme ainsi la base du bâtonnet. Avec de l'extrait de pigment de paprika, elle devient orange et sert à l'enrobage du surimi. Ensuite ? Étalage, cuisson à la vapeur, pliage, emballage et enfin pasteurisation : ce sont les machines qui font le reste. 

Bien sûr, la composition varie selon les marques. Et si certaines d'entre elles ne lésinent pas sur les additifs (sorbitol, polyphosphate, glutamate…), la quantité de chair de poisson peut aussi varier fortement. Une raison de plus pour bien lire les étiquettes avant d'acheter ces produits.

Une usine de fabrication de bâtonnets de surimi à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), en mars 2004. 
Une usine de fabrication de bâtonnets de surimi à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), en mars 2004.  (MARCEL MOCHET / AFP)