VIDEO. Des sucres cachés dans les aliments : les trois pièges à éviter

Ajouter du sucre permet aux industriels de l'agroalimentaire d’améliorer la texture et la conservation des plats préparés. Mais même présents en quantité faible, ces sucres viennent s’additionner à notre consommation journalière, alors qu'il faudrait la réduire. 

FRANCEINFO

Le nouveau logo nutritionnel Nutri-Score, qui se distingue par son code couleur, va entrer en application en avril. Il répond à un besoin essentiel : informer simplement les consommateurs sur les aliments qu'ils achètent. Car beaucoup d'aliments nous réservent des surprises. Le sucre, par exemple, n'est pas toujours là où on l'attend. 

Atténuer l'acidité d'une sauce tomate, assurer l'aspect doré d'une biscotte, le rose d'un jambon ou permettre une conservation plus longue... Les industriels de l'agroalimentaire ont recours aux multiples talents des sucres pour améliorer leurs recettes de biscuits apéritifs salés, de soupes ou encore de charcuterie. D'ailleurs, "la plupart des sucres consommés aujourd’hui sont 'dissimulés' dans des aliments transformés qui ne sont généralement pas considérés comme sucrés", indiquait en 2015 l'Organisation mondiale de la santé

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) préconise ainsi de ne pas consommer plus de 100 grammes de sucres par jour. Un taux d'ores et déjà dépassé par un Français sur cinq (et un homme sur trois âgé entre 18 et 34 ans). 

"Sans sucre ajouté" ne signifie pas "sans sucre"

"La consommation de sucres au-delà de certaines quantités présente des risques pour la santé par des effets directs sur la prise de poids (...) ainsi que par des effets indirects sur le diabète de type 2 et certains cancers (...)", prévenait déjà l'Anses dans un rapport publié en décembre. L'OMS, elle, est encore plus stricte : elle recommande de ramener l’apport en sucres libres à moins de 10% de la ration énergétique totale chez l’adulte et l’enfant. Ces sucres libres désignent en réalité le glucose, le fructose et autres sucres ajoutés aux aliments et aux boissons par les fabricants, les cuisiniers ou les consommateurs, ainsi que les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops, les jus de fruits et les jus de fruits à base de concentré. Rapidement assimilés par l'organisme, ils ne procurent pas les bénéfices énergétiques des sucres lents. 

Selon l'OMS, il serait encore meilleur pour la santé de réduire l’apport en sucres rapides à moins de 5% de la ration énergétique totale, soit à 25 grammes (6 cuillères à café) environ par jour.

Parvenir à ce résultat relève du parcours du combattant pour le consommateur, prompt à tomber dans les pièges du marketing. Ainsi, un produit "sans sucre ajouté" n'est pas nécessairement sans sucre. Il peut par exemple se révéler très sucrée naturellement. Pour s'assurer de la quantité de sucres présent dans un produit, la meilleure chose à faire reste de scruter les étiquettes. En particulier les mentions "glucides" et "dont sucres".  

En janvier 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a préconisé de ne pas consommer plus de 100 grammes de sucres par jour et par personne. 
En janvier 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a préconisé de ne pas consommer plus de 100 grammes de sucres par jour et par personne.  (PHOTO BY JASON FOTHERGILL / MOMENT OPEN / GETTY IMAGES)