Restos du cœur : malgré 32 millions d'euros de dons en deux mois, l'inquiétude persiste pour l'avenir de l'association

Les Restos du coeur, qui avaient lancé un appel à la solidarité en raison de problèmes financiers, ont récolté plus de 30 millions d'euros de dons en deux mois. Mais l'avenir de l'association est loin d'être assurée.
Article rédigé par Camille Marigaux
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Une affiche lors d'une collecte pour les Restos du coeur, à Clamart (Île-de-France), le 12 septembre 2023. (MAGALI COHEN / HANS LUCAS)

Environ 32 millions d'euros, c'est le bilan de l'appel à la solidarité lancé il y a deux mois par les Restos du cœur. De quoi tenir encore quelques mois, mais après ? Confrontée à un important déficit et à une explosion du nombre de bénéficiaires, l'association expliquait en septembre avoir besoin de plus d'aides des entreprises qui le peuvent et des pouvoirs publics. Faute de quoi, les Restos du cœur pourraient fermer leurs portes d'ici trois ans.

Cet élan de solidarité est une bouffée d'oxygène mais l'inquiétude persiste à moyen terme. Face à un déficit de 35 millions d'euros, l'association a décidé de réduire le nombre de ses bénéficiaires de l'aide alimentaire, de donner moins de nourriture par famille aussi. Sur la dernière campagne, qui se termine le 22 novembre, les Restos du cœur ont distribué 170 000 repas, soit presque 30 000 de plus que la précédente campagne 2021-2022.

Un équilibre budgétaire "loin d'être assuré"

Les inscriptions viennent d'ouvrir et il va donc falloir au moins trois semaines pour connaître les besoins des Restos du cœur, qui comptent notamment sur leur campagne d'hiver à partir du 22 novembre. Certains centres ont effectivement déjà dû refuser du monde.

Quant aux 32 millions d'euros collectés depuis deux mois, la moitié de la somme a déjà été reçue. Le reste correspond à des engagements pris par des entreprises et par l'Etat, avec près de 8 millions d'euros d'aide publique exceptionnelle par exemple. Les Restos du cœur sont d'ailleurs en discussion avec le gouvernement pour voir si d'autres subventions sont possibles. Dans un communiqué, l'association estimait le 29 octobre que l'équilibre budgétaire est "loin d'être assuré" en raison de "la constante augmentation du nombre des plus précaires".

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