Lactalis : la grande distribution s'engage à contrôler systématiquement en caisse

Jeudi 11 janvier, les représentants de la grande distribution ont promis une solution : bloquer systématiquement les boîtes de lait infantile contaminées en caisse.

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Des laits pour bébé potentiellement contaminés, et vendus alors qu'ils faisaient l'objet d'une procédure de rappel. Pour Bruno Le Maire, ces failles dans le système de retrait des grandes surfaces sont inexcusables. Il demande un contrôle électronique en caisse. "Ça ne peut pas et ça ne doit pas se reproduire. La mesure la plus forte, celle qui nous semble la plus efficace, sera un contrôle électronique systématique en caisse dans tous les points de la grande distribution française", a déclaré le ministre de l'Économie.

Monoprix, Géant et Casino ont adopté le contrôle en caisse 

Un contrôle en caisse pas si simple. Sur les étiquettes figure le code-barre qui donne des informations sur le produit et le lieu de fabrication. Il y a aussi le numéro de lot qui précise la date et l'heure de fabrication du produit. C'est lui qui permet de remonter le fil en cas d'alerte, mais il ne peut se lire qu'à l'oeil nu. Lorsqu'on contrôle le produit en caisse, c'est avec le code-barre, et c'est l'ensemble des produits qui est retiré, pas seulement un lot : "La question, c'est de savoir à quel rythme voulons-nous retirer les produits", explique Yves Puget, rédacteur en chef de LSA. "Est-ce qu'effectivement, on veut un retrait immédiat et massif ? Dans ce cas-là, on travaille sur le code-barre. Ou est-ce qu'on veut tout simplement des frappes chirurgicales, et dans ces cas-là, on retire les lots incriminés, mais il y a des risques effectivement qu'il y ait des trous dans la raquette". Plusieurs enseignes, Monoprix, Géant et Casino ont d'ores et déjà adopté le contrôle en caisse avec le code-barre.                 

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Une femme dans un supermarché de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), le 7 décembre 2016.
Une femme dans un supermarché de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), le 7 décembre 2016. (THOMAS SAMSON / AFP)