DIRECT. Lait infantile contaminé : "Nous ne nous excuserons jamais assez", réagit l'entreprise Lactalis

Plusieurs distributeurs ont reconnu, mercredi, avoir commercialisé des produits pourtant interdits à la vente.

Michel Nalet, porte-parole du groupe Lactalis, lors d\'une conférence de presse à Craon (Mayenne), le 11 janvier 2018.
Michel Nalet, porte-parole du groupe Lactalis, lors d'une conférence de presse à Craon (Mayenne), le 11 janvier 2018. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Qualifiée d'"entreprise défaillante" par le gouvernement, Lactalis sort de son silence. Le fabricant à l'origine du scandale du lait infantile contaminé a organisé, jeudi 11 janvier, une conférence de presse. "Nous ne nous excuserons jamais assez", a réagi Michel Nalet, porte-parole de l'entreprise, qui assure avoir "travaillé en parfaite collaboration avec les autorités".

>> Lait infantile contaminé : cinq questions sur la vente de produits Lactalis pourtant interdits des rayons

De nouveaux contrôles prévus. Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé, à la mi-journée, 2 500 contrôles supplémentaires des services de la répression des fraudes pour vérifier que "tous les lots suspects" de produits Lactalis ont été retirés de la vente.

Près d'une centaine d'établissements dans le viseur. Bruno Le Maire a annoncé que "91 établissements ont été identifiés qui détenaient des boîtes de lait infantile qui auraient dû être retirées de la circulation : 30 grandes surfaces, 44 pharmacies, deux crèches, 12 hôpitaux et trois grossistes".

 Près de 2 000 produits ont été vendus malgré le rappel. Les enseignes Carrefour, E.Leclerc, Auchan, Cora, Système U et Casino ont reconnu avoir vendu des références Lactalis qui devaient normalement être retirées des rayons. Le groupe Intermarché a, lui, ouvert une enquête interne après des signalements de clients.

 "Pas sûre que cela soit suffisant". La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, estime que "c'est déjà très bien" que Lactalis ait fait son mea culpa. Mais "il faudra en tirer toutes les conclusions lors des enquêtes." Son collègue de l'Agriculture ne dit pas autre chose : "Il y a des sanctions qui vont devoir être prises" après le scandale Lactalis, a réagi Stéphane Travert. 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #LACTALIS

22h27 : Après la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, c'est au tour du ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert de s'exprimer sur la crise du lait infantile. Interrogé par franceinfo, ce dernier explique attendre que "Lactalis nous amène les preuves irréfutables qu'elle fait tout ce qui est nécessaire pour rendre propre et saine l'usine de fabrication de laits infantiles (...)". "A ce jour, nous n'avons pas ces preuves", dit-il.



(FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

22h17 : "C’est déjà très bien d’avoir présenté ses excuses. Je ne suis pas sûre que cela soit suffisant s’il y a eu des défauts dans la chaîne de surveillance". Dans une interview au Parisien, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn s'exprime pour la première fois sur le scandale Lactalis.

20h53 : Des familles vont porter plainte contre les enseignes ayant vendu du lait infantile contaminé. C'est ce qu'a annoncé ce soir sur franceinfo Quentin Guillemain, président de l'Association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles. "Il semblerait que ce soit [le] seul moyen, aujourd'hui, de savoir ce qu'il se passe dans toute cette histoire, de bout en bout", dit-il.



(MAXPPP)

20h05 : "Dans une chaîne, ce n'est pas le salarié lui-même qu'il faut incriminer". Voilà ce qu'a déclaré à franceinfo Guy Laplatine, délégué syndical Central CFTD Auchan France, à propos du rappel des lots de lait infantile Lactalis potentiellement contaminés à la salmonelle.



(MAXPPP)

17h47 : Le scandale Lactalis n'en finit pas. Deux mois après la découverte de lots de lait infantile potentiellement contaminés à la salmonelle, Lactalis est toujours au cœur de la tourmente. Voici ce que les autorités et les associations de consommateurs reprochent à l'entreprise.




(DAVID VINCENT / AP / SIPA)

17h28 : Michel Nalet rassure aussi les producteurs de lait, en affirmant que la collecte de lait de son entreprise va continuer.

17h26 : "Nous devons trouver une explication."

Michel Nalet assure que le groupe continue de travailler sur les raisons de cette crise. Il rappelle que le site concerné par la contamination reste fermé.

17h25 : "Nous avons donc appliqué un principe de précaution que nous avons qualifié de maximum, car nous ne pouvions pas prendre de risques pour les parents."

Michel Nalet précise que le groupe a répondu à 58 000 appels de parents inquiets.

17h21 : Michel Nalet, porte-parole de Lactalis, reprend la chronologie des événements avec les différents rappels des produits Lactalis : "On a travaillé en parfaite collaboration avec les autorités."

17h20 : "Nous ne nous excuserons jamais assez."

La conférence de presse du porte-parole de Lactalis vient de commencer. Vous pouvez la regarder dans notre direct.

17h04 : Près de 2 000 produits infantiles ont été vendus malgré le retrait-rappel de produits à risque. Invité de franceinfo, Emmanuel Paillusson, secrétaire général du syndicat Solidaires-CCRF au sein de DGCCRF, l'État a "un problème de moyens" pour assurer les contrôles sanitaires : "Il n'y a pas assez de personnel pour contrôler le retrait effectif de tous les produits".

17h04 : "Il y a une culture de l'opacité chez Lactalis."

Interrogé par franceinfo, le porte-parole national de la Confédération paysanne pointe du doigt la responsabilité de l'entreprise, mais aussi les dysfonctionnements de l'Etat : "Qui est censé garantir une alimentation saine, de qualité ? C'est l'Etat."

16h45 : Bruno Le Maire a annoncé qu'il allait recevoir dans la soirée les représentants de la grande distribution. "Nous sommes inquiets pour les semaines à venir. (...) Ce qui est dommage, c'est qu'on sait qui paiera à la fin", réagit sur franceinfo Philippe Jehan, le responsable départemental de la FDSEA Mayenne.

16h11 : Bruno Le Maire a indiqué ce matin que 44 pharmacies avaient été prises en défaut lors de contrôles de la DGCCRF, dans le cadre de l'affaire du lait infantile contaminé aux salmonelles. "Si c'est bien le cas (...), il y aura des sanctions disciplinaires", affirme sur franceinfo Carine Wolf-Thal, la présidente de l'Ordre des pharmaciens. Plus d'explications dans notre article.

15h35 : La direction de Lactalis organise une conférence de presse à 17 heures dans ses locaux parisiens, afin de réagir aux derniers développements de l'affaire du lait infantile contaminé à la salmonelle. Vous pourrez la regarder en direct sur notre site.

15h00 : "Il faut tirer les leçons de ce scandale (...). Cela passe par un renforcement des procédures de retrait interne à la grande distribution et des sanctions bien plus dissuasives."

Invité sur franceinfo, Cédric Musso, directeur de l’action politique à UFC-Que Choisir, revient sur l'affaire Lactalis : "On est en face d'un scandale alimentaire et sanitaire."

14h55 : Le gouvernement tape du poing sur la table. Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, accuse l'entreprise Lactalis d'avoir été "défaillante" dans la gestion du dossier du lait infantile contaminé.

(FRANCEINFO)

14h24 : Emmanuel Macron assure que "des sanctions" seront "prises" dans l'affaire des produits Lactalis, s'il s'avérait que "des pratiques inacceptables" avaient été commises. Le président a aussi tenu à rassurer : "Oui, l'Etat français est en mesure d'assurer la sécurité alimentaire."

13h39 : Bonjour @Justepoursavoir. Effectivement, ils peuvent être aussi concernés. Bruno Le Maire a d'ailleurs précisé que sur les 2 500 contrôles déjà réalisés par la DGCCRF, "91 établissements ont été identifiés qui détenaient des boîtes de lait infantile qui auraient dû être retirées de la circulation : 30 grandes surfaces, 44 pharmacies, 2 crèches, 12 hôpitaux et 3 grossistes."

13h39 : Vente de produits concernés par des rappels sanitaires (fipronil, salmonelle, ...), qu'en est-il des petits commerces de proximité ? Avons-nous des chiffres de la DGCCRF ?

13h13 : Bonjour @Patrick Landes et @anonyme. La raison est assez simple. C'est la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) qui est chargée d'effectuer les contrôles pour vérifier que tous les produits Lactalis concernés sont bien retirés de la vente. Et la DGCCRF dépend du ministère de l'Economie.

12h57 : Pourquoi les risques de salmonellose sont traités par le ministre des Finances et non par la ministre de la Santé ?

12h56 : Pour quelle raison le gouvernement envoie en première ligne Monsieur Le Maire, ministre de l'économie et des finances ? La ministre de la Santé n'aurait elle pas été plus dans sa mission ?

12h19 : Le groupe Casino a tenu à rassurer par ailleurs ses clients. Dans l'hypothèse où "par extraordinaire" des produits concernés seraient encore dans les rayons, "ils ne peuvent plus être vendus", assure le groupe. Il a mis en place une procédure de blocage en caisse des produits concernés par le retrait.

12h16 : Le groupe Casino reconnaît à son tour avoir vendu 352 articles concernés par le rappel, annonce son porte-parole.

12h05 : "J'ai demandé à la directrice de la DGCCRF 2500 contrôles supplémentaires la semaine prochaine pour nous assurer que tous les lots suspects soient effectivement retirés (...). J'ai convoqué à 18h30 les acteurs de la grande distribution pour faire un point sur la situation et les rappeler à leurs obligations."

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, annonce également que des procès-verbaux seront transmis à la justice.

12h02 : "L'urgence est le retrait effectif des circuits de distribution de tous les lots suspects de produits infantiles. 2500 magasins, grandes surfaces, pharmacies, hôpitaux, crèches ont été contrôlés par la DGCCRF. Sur ces 2500 contrôles, 91 établissements ont été identifiés qui détenaient des boîtes de lait infantile qui auraient dû être retirées de la circulation : 30 grandes surfaces, 44 pharmacies, 2 crèches, 12 hôpitaux et 3 grossistes."

12h20 : "Nous avons alerté Lactalis de ces résultats, le 8 décembre, et je leur ai laissé jusqu'à 22 heures pour retirer tous les lots produits par la tour de séchage (…). Faute de réponse satisfaisante, j'ai signé un arrêté [le lendemain]. L'Etat s'est substitué à une entreprise défaillante, la seule responsable."

Bruno Le Maire donne une conférence de presse, dans l'affaire des produits Lactalis retirés du marché pour contamination à la salmonelle. Vous pouvez suivre l'intervention en direct à cette adresse.

11h53 : "La responsabilité de l'État a été de demander le rappel de certains produits, chose qui a été faite. Après, le retrait des rayons et la destruction des produits relèvent des commerces, des grandes surfaces. Nous, DGCCRF, on peut aller s'assurer que les produits sont retirés, mais vu le nombre de points de vente concernés, il est évident qu'on n'a pas assez de personnel pour aller contrôler le retrait effectif de tous les produits."

Emmanuel Paillusson, secrétaire général du syndicat Solidaires-CCRF, au sein de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, était invité sur franceinfo. Il est revenu sur le dossier des produits Lactalis.

11h42 : Geoffroy Didier, secrétaire général délégué des Républicains (LR), et Clémentine Autain, députée LFI, souhaitent tous deux la création d'une commission d'enquête parlementaire. Plusieurs grands groupes ont reconnu avoir vendu des boîtes de lait infantile qui auraient dû être retirées des rayons.

10h12 : Le groupe français Lactalis a été autorisé par la préfecture de Mayenne à avoir recours au chômage partiel pour quatre semaines sur le site de Craon, rapporte France Bleu Mayenne. Sur les 327 salariés de l'usine, 250 sont au chômage partiel et les 77 autres sont affectés à des "travaux de maintenance pour le redémarrage des activités" sur ce site où ont été produits les lots de lait incriminés dans l'affaire de salmonelle.

08h15 : "Cela démontre que ceci n'est pas pris avec le sérieux, la rigueur nécessaire. Oui, les directeurs sont responsables aussi des produits qu'ils mettent en commercialisation dans leur magasin, ils ont une responsabilité. Ils doivent assumer cette responsabilité de santé publique. C'est important."

Plusieurs enseignes ont vendu des produits Lactalis potentiellement contaminés à la salmonelle. Jean-Yves Mano, président de l'association de consommateurs CLCV, estime sur franceinfo que tout le monde est responsable au sein de la chaîne.