Italie : la politique du groupe Ferrero divise les agriculteurs

La noisette, ingrédient indispensable à la fabrication du Nutella, est aujourd'hui l'objet d'une polémique. Les agriculteurs italiens, sollicités pour en cultiver beaucoup, s'inquiètent des ravages sur l'environnement.

FRANCE 2

Dans un pot de Nutella, il y a 13% de noisettes. Elles étaient jusqu'alors produites majoritairement en Turquie mais les Nations unies ont pointé du doigt le recours au travail d'enfants, employés par des sous-traitants turcs. Le groupe Ferrero vient de verser quatre millions d'euros pour lutter contre ce phénomène et il essaye de rapatrier une partie de sa production. En Toscane, les agriculteurs vont planter jusqu'à 500 hectares de noisetiers. Un contrat leur est proposé : ils ne vendent qu'à l'industriel qui leur garantit en échange un prix fixe.

Des exigences élevées vis-à-vis de la qualité

Dans ses usines, l'industriel calibre les noisettes. Elles doivent être bien rondes, denses et sans attaque d'insectes. Une qualité difficile à obtenir qui oblige à sélectionner le type de noisetiers et à traiter les arbres. La monoculture de la noisette crée des difficultés comme l'assèchement des nappes phréatiques et la disparition d'autres cultures fruitières implantées en Toscane. Voilà pourquoi l'accord sur les noisettes divise profondément le monde agricole.

Le JT
Les autres sujets du JT
Dans un article publié le 29 avril 2019, le \"New York Times\" décrit les conditions de travail dans les fermes de noisettes en Turquie.
Dans un article publié le 29 avril 2019, le "New York Times" décrit les conditions de travail dans les fermes de noisettes en Turquie. (OMER URER / ANADOLU AGENCY / AFP)