Gaspillage alimentaire : une pétition lancée pour allonger les dates de péremption

A l’occasion de la journée mondiale de l'alimentation et de la journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, une pétition a été lancée pour allonger les dates de péremption sur les produits.

Illustration : chaque année en France, près de deux millions de tonnes de nourriture encore consommable sont jetées.
Illustration : chaque année en France, près de deux millions de tonnes de nourriture encore consommable sont jetées. (CHRISTELLE BESSEYRE / MAXPPP)

#Changetadate, c'est le nom de la pétition lancée à l'occasion de la journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, mardi 16 octobre. Elle a été lancée par les créateurs de l'application mobile Too Good to Go, qui permet d'acheter les invendus des commerces de bouche. #changethedate demande "une révision de la sémantique"  afin de rajouter après le "à consommer de préférence avant" la mention "mais toujours bon après" ou "mais aussi après". .

Les initiateurs de la pétition estiment que l'on focalise trop sur les dates "à consommer de préférences avant le", y compris pour des produits toujours consommables. "Vous allez les retrouver sur de la farine, du riz, sur beaucoup de produits secs et certains produits frais qui ne présentent à aucun moment de risques pour la santé ou d’intoxication alimentaire", a expliqué sur franceinfo Lucie Basch, créatrice de l’application Too Good To Go. 

20% des aliments jetés pour rien

L’objectif est de diviser par deux les quantités jetées. Dix millions de tonnes de denrées finissent à la poubelle chaque année en France et surtout près de deux millions de tonnes de nourriture encore consommable sont jetées. 

Les consommateurs doivent faire la différence entre la date limite de consommation (DLC, "à consommer jusqu’au"), au-delà de laquelle il ne faut plus consommer, et la date de durabilité minimale (DDM, "à consommer de préférence avant"), qui signifie consommer de préférence avant telle date. 20% des aliments seraient donc jetés par "incompréhension". Les consommateurs seraient induits en erreur. 

S'inspirer d'autres pays européens

"En Angleterre, on parle de 'best before', qui veut dire 'meilleur avant', ce qui ne veut pas dire 'mauvais après', souligne Lucie Basch, initiatrice de la pétition. En Norvège, on a réussi à travailler avec des industriels. Ils ont donc rajouté sur énormément de produits, notamment des produits laitiers, la mention 'toujours bon après'. On s’appuie donc vraiment sur les consommateurs qui peuvent exiger auprès des industriels plus de compréhension". Carrefour s’est d'ores et déjà engagé à soutenir le projet.