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Gaspillage alimentaire : Il faut mettre en place des choses "très simples" qui sont "très efficaces"

Pour Laurence Gouthière, "des choses très efficaces" sans "gros investissements" peuvent être mises en place pour lutter contre le gaspillage alimentaire dans la restauration collective.

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Radio France
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 (MYCHELE DANIAU / AFP)

Dans la restauration collective, 540 000 tonnes de nourriture terminent chaque année dans la poubelle. Laurence Gouthière, chargée du gaspillage alimentaire à l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME), a réalisé une étude dans douze cantines collectives de Rhône-Alpes. Cette étude révèle que 17 % des aliments sur les plateaux-repas sont jetés. Pour Laurence Gouthière, invitée de franceinfo, "des choses très efficaces" sans "gros investissements" peuvent être mises en place pour lutter contre le gaspillage alimentaire.

franceinfo : Comment interprétez-vous ces chiffres ?

Laurence Gouthière : Ces chiffres nous permettent vraiment de se rendre compte des étapes cruciales sur lesquelles on peut faire vraiment des efforts. Sans doute que le consommateur ne juge pas très bien de son appétit, mais Il y a un vrai travail à faire au moment des services. On pense aux écoles où on propose des plateaux tout fait. Des petites choses peuvent faire la différence. Si on met le pain distribué à l'entrée du self, les élèves ont "super" faim et on imagine bien le collégien qui "boulotte". Arrivé devant son plateau, il n'a déjà plus très faim.

Quels sont les aliments les plus gaspillés ?

On a décomposé l'ensemble du plateau. On a pu voir ce qui restait et ce qui restait moins dans les assiettes. Les légumes, qui représentent 40 % de ce qui reste, la viande, le poisson, les œufs qui représentent 20 %, soit 60 % de l'assiette perdu, cela va représenter 50 % du coût de la préparation du repas. Et cela représente aussi plus de 75 % des émissions de gaz à effet de serre. C'est là où il y a plus impact.

Que faut-il faire ?

Il faut travailler sur les quantités, sur les menus, sans supprimer la viande, mais peut-être réduire certaines quantités. (…) Il y a des moyens de faire des choses très efficaces pour faire des économies en faisant de choses très simples qui ne demandent pas de gros investissements. Par exemple, si on prépare des radis, on peut récupérer les fanes pour faire un potage en entrée.

Laurence Gouthière, chargée du gaspillage alimentaire à l'ADEME : " 50 % du coût de la préparation du repas... plus de 75 % des émissions de gaz à effet de serre"
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