Consommation : des articles vendus en format familial plus chers qu'attendu

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Consommation : des articles vendus en format familial plus chers qu'attendu
FRANCE 2
Article rédigé par
V. Frédéric, B. Briffaut, S. Pichavant, P. Touileb, G. Llaboeuf, M. Damoy - France 2
France Télévisions

Au supermarché, les grandes marques de biscuits, pâtes ou encore céréales proposent souvent d'acheter en gros avec, selon eux, une belle promotion à la clé. Toutefois, cela n'est pas toujours le cas. 

Dans les rayons de nos supermarchés, des articles vendus par lot ou en format familial promettent de belles économies. Mais ces offres sont-elles toujours de bonnes affaires ? En compagnie des équipes de France 2, Camille Dorioz, de l'association Foodwatch, remarque une différence notable sur deux paquets de bâtonnets de poisson : le paquet de surimis en bâtonnets vendus par 12 est affiché à à 6,05 le kilo, tandis que le pack de 24 bâtonnets est à 9,22 le kilo. 

Un suremballage des produits

"On est vraiment sur ce que l'on appelle une arnaque sur l'étiquette. C'est totalement immoral, on utilise le biais cognitif qu'on a dans la tête qui est : quand c'est plus gros, c'est moins cher. En fait, ce n'est pas le cas", critique Camille Dorioz, qui préconise de toujours regarder le prix au kilo. Mais justement, cette pratique n'est pas illégale si le prix au kilo est bien affiché, ce qui n'empêche pas certains clients de se sentir floués. Selon certaines marques, cette pratique serait la conséquence de la guerre des prix pour attirer les clients. 

De plus, des marques peuvent utiliser des grands emballages contenant, pourtant, peu de produit. "Nous sommes induits en erreur par un suremballage : 50 % de vide pour un paquet de céréales, 35 % pour ce basilic ou encore 58 % de vide pour ce taboulet", explique la journaliste Maeva Damoy sur le plateau du 13 Heures, mercredi 31 mars.

Parmi nos sources :

- Etude Foodwatch

- Camille Dorioz de Foodwatch

- Yves Puget de LSA 

Liste non exhaustive.

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