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"Ce n'est pas de l'idéologie" : dans les cantines scolaires de Lyon, la viande fait son retour une fois par semaine

La ville avait choisi de suspendre la viande pour gagner du temps dans le service et lutter ainsi contre la pandémie de Covid-19. Face au tollé, la mairie a fini par faire marche arrière lors de la rentrée. L'executif écologiste vise toujours 50% de produits locaux et 100% de bio d'ici la fin du mandat. 

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Radio France
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Un élève dans un self d'une cantine à Ouistreham dans le Calvados. (Illustration).  (MARC OLLIVIER / MAXPPP)

A Lyon la rentrée scolaire s'accompagne du retour de la viande dans les cantines scolaires. En février dernier, la ville, dirigée par les écologistes, annonçait qu'elle ne servirait plus de viande aux écoliers pour gagner du temps de service et répondre ainsi aux nouvelles mesures sanitaires. Une décision qualifiée à l'époque d'"idéologique" par l'opposition et une partie du gouvernement. 

De la viande, une fois par semaine 

Si la viande est de retour, elle revient à petit dose : un repas par semaine en moyenne. La ville met en avant des raisons d'organisation. "On a encore des distances a maintenir entre les groupes d'élèves et on en est à compter les minutes, explique le conseiller délégué à l'Alimentation locale Gautier Chapuis. Ce n'est pas de ne pas servir de viande qui fait gagner du temps, mais d'avoir un seul menu. C'est une décision sanitaire et ce n'est en aucun cas de l'idéologie comme on a pu essayer de le faire croire."

Est-ce que ce sera pour autant la fin de la polémique ? L'opposition calme le jeu et se satisfait de ce retour, même restreint, de la viande à la cantine. Les producteurs qui avaient manifesté ont été reçus par le maire Gregory Doucet. L'éxécutif écologiste maintient toutefois son cap : proposer un repas végétarien chaque jour à l'horizon 2022 et modifier le contenu des assiettes. "Sur la politique alimentaire de la ville de Lyon, il va y avoir beaucoup de changements avec en septembre 2022 l'entrée en vigueur du nouveau cahier des charges avec plus de bio, plus de local et redonner du sens dans les assiettes", explique le maire.

L'objectif est d'arriver à 50% de produits locaux et 100% de bio d'ici la fin du mandat. Un défi avec pas moins de 27 000 repas à servir chaque jour dans les écoles. 

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