Catalogue "spécial arnaques de fêtes" : "La réglementation n'est pas assez contraignante", selon Foodwatch

Mégane Ghorbani, responsable de campagnes chez Foodwatch, a demandé, vendredi sur franceinfo, que les autorités sanctionnent les pratiques épinglés par son association. Elle a publié un catalogue recensant les produits de fête qui ne correspondent pas toujours à l'affichage.

L\'association Foodwatch a publié un catalogue pour attirer l\'attention des consommateurs sur les produits de fête qui ne correspondent pas toujours à l\'affichage. (Photo d\'illustration)
L'association Foodwatch a publié un catalogue pour attirer l'attention des consommateurs sur les produits de fête qui ne correspondent pas toujours à l'affichage. (Photo d'illustration) (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Une vingtaine de produits ont été épinglés par Foodwatch, association qui défend les droits des consommateurs. Elle propose un catalogue "spécial arnaques de fêtes" pour attirer l'attention des consommateurs sur les produits de fête qui ne correspondent pas toujours à l'affichage. Malheureusement, "ces pratiques sont légales", a déploré Mégane Ghorbani, responsable de campagnes chez Foodwatch, vendredi 8 décembre sur franceinfo.

franceinfo : Pouvez-vous nous donner des exemples ?

Mégane Ghorbani : On a fait un catalogue qui révèle ce qui se cache derrière les étiquettes. On a épinglé une vingtaine de produits. Il y a du bio, des labels, tous types de produits qui se trouvent dans nos menus de repas de Noël. Et nous, on a lancé une pétition sur le produit Coraya, le surimi, qui met en avant un "goût frais de homard". Il y a écrit homard à l'avant de l'emballage, mais il n'en contient pas la moindre trace. C'est une pratique qui est courante.

Est-ce légal ?

Malheureusement, ce sont des pratiques qui sont légales. On demande justement que ces pratiques cessent. On demande aux fabricants d'arrêter de laisser le marketing l'emporter sur la réalité et on veut des sanctions de la part des autorités. Les industriels jouent sur ces zones grises et peuvent justifier une promesse alors qu'elle n'est pas tenue. Surtout, il y a une différence de prix. La réglementation n'est pas assez contraignante, c’est-à-dire une réglementation qui définisse exactement ce que signifie de mettre "au goût frais de homard" pour un industriel qui n'utilise pas du homard dans sa recette. Nous demandons des sanctions quand les consommateurs sont ainsi induits en erreur.

Tous les produits sont concernés ?

Tous les rayons qui ont été arpentés sont concernés par des arnaques et, malheureusement, c'est une pratique assez courante dans l'industrie agroalimentaire. On ne prétend pas être exhaustifs. On a essayé de faire écho à des repas qui seront consommés, que ce soit : du chic, du pas cher, du label, du bio et du non bio. Cela s'observe dans tous les rayons des supermarchés. Les consommateurs doivent essayer eux-mêmes d'éviter ce type d'arnaque. Il faut lire le maximum d'informations, même si c'est en tout petit et au dos.