Alcool : les personnes qui ne boivent pas seraient plus touchées par la démence que les buveurs modérés

Les auteurs de l'étude qui arrive à cette conclusion déconseillent toutefois de se mettre à boire car le risque est encore plus élevé de souffrir d'une perte de ses capacités cognitives.

Deuxx pintes de bière photographiées en Allemagne, le 17 octobre 2014. 
Deuxx pintes de bière photographiées en Allemagne, le 17 octobre 2014.  (FRANK MAY / PICTURE ALLIANCE / AFP)

Vous prendrez bien un verre ? Après tout, les buveurs modérés d'alcool sont moins touchés par la démence sénile que les abstinents. C'est en tout cas ce que montre une étude parue mercredi 1er août dans le British Medical Journal (en anglais). Parmi quelque 9 000 fonctionnaires britanniques qui ont été suivis dans le cadre de ces travaux de recherche, ceux qui, entre la trentaine et la cinquantaine, déclaraient ne jamais boire d'alcool ont finalement couru un risque 47% plus élevé d'être atteints par la maladie que ceux qui buvaient dans la limite recommandée, c'est-à-dire une à 14 unités d'alcool par semaine.

Une simple étude statistique

D'autres chercheurs avaient déjà associé la consommation modérée de vin à une meilleure santé, en supposant que certains de ses composants organiques, les polyphénols, étaient bénéfiques pour le système nerveux ou cardiovasculaire, mais ces résultats restent controversés. Cette nouvelle étude sur la démence se veut quant à elle seulement une observation statistique : elle n'établit pas de lien de cause à effet.

Surtout, "en aucun cas, les résultats observés chez les abstinents ne doivent encourager les personnes ne buvant pas à commencer à boire de l'alcool", affirme Séverine Sabia, de l'Institut national de la santé et la recherche médicale. D'ailleurs, les sujets de l'étude qui buvaient plus que la limite recommandée avaient un risque encore plus élevé de souffrir d'une perte de leurs capacités cognitives.