Justice : le combat des veuves de l'amiante

Le combat judiciaire continue pour les victimes de l'amiante. À Dunkerque (Nord), les veuves des ouvriers du chantier naval sont bien déterminées à ne pas baisser les bras. France 3 les a rencontrées.

Pour Marjorie Le Véziel, revenir ici est une épreuve. C'est l'ancien chantier naval de Dunkerque (Nord), où son mari a travaillé pendant onze ans : il était électricien à bord des bateaux. Aujourd'hui, il n'est plus là pour en parler. Il est mort d'un mésothéliome, un cancer considéré comme typique des expositions à l'amiante. À l'époque, sur le chantier financé en partie par des fonds publics, le matériau bon marché est largement utilisé. Les ouvriers respirent des poussières de ce dernier à longueur de journée.

710 veuves de l'amiante

Il faudra attendre 1997 pour que l'usage de l'amiante soit interdit. Trop tard, pour ces femmes qui ont toutes perdu leur mari d'un cancer. Des veuves qui se retrouvent régulièrement pour partager leur peine. Aujourd'hui, elles veulent un procès pénal, pour déterminer les responsabilités de ceux qui étaient aux commandes. Dans la région de Dunkerque, 710 femmes se considèrent comme des veuves de l'amiante.

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Manifestation de l\'Association nationale de défense des victimes de l\'amiante, à Paris, le 6 novembre 2013.
Manifestation de l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante, à Paris, le 6 novembre 2013. (MICHEL STOUPAK / CITIZENSIDE.COM / AFP)