Amiante : la Cour d'appel de Paris annule neuf mises en examen

Le Cour d'appel de Paris vient d'annuler 9 mises en examen. Elles visaient notamment des hauts responsables de la santé publique en France. Les victimes de l'amiante leur reprochent de ne pas avoir fait interdire l'amiante à partir des années 1970.

FRANCE 3

Déception et colère ce vendredi 15 septembre des victimes de l'amiante. La cour d'appel de Paris vient d'annuler les mises en examen de responsables dans deux dossiers emblématiques de ce scandale sanitaire, celui de Jussieu et celui de la Normed. Jean-Pierre Descodts a travaillé pour la Normed dans les années 1960. Comme beaucoup d'autres, il est aujourd'hui atteint d'une grave maladie pulmonaire. "Il y avait 640 veuves en 2004, il y en a plus de 600 maintenant. Et il n'y aurait ni coupable ni responsable. On va se battre, on va aller dans la rue, on va interpeller nos citoyens", explique-t-il.

Pourvoi en cassation

Pendant des années, au chantier naval de la Normed, à Dunkerque on a floqué les navires à l'amiante sans aucune sécurité. Aujourd'hui, de nombreuses veuves d'ouvriers veulent savoir pourquoi leurs maris sont morts. À la fac de Jussieu à Paris, il y avait aussi de l'amiante partout. Et l'on connaissait sa dangerosité. En 2011, après 20 ans d'enquête, neuf responsables dont u ancien directeur général de la santé ont été mis en examen. Ce sont ces mises en examen qui ont été annulées ce vendredi. Le dossier n'est pas totalement refermé, les parties civiles ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation.

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Une vingtaine de \"veuves de Dunkerque\" défilent, le 30 septembre 2006 à Paris, en tête d\'une manifestation de plusieurs milliers de personnes pour réclamer un grand \"procès pénal de l\'amiante\" et une meilleure indemnisation des victimes.
Une vingtaine de "veuves de Dunkerque" défilent, le 30 septembre 2006 à Paris, en tête d'une manifestation de plusieurs milliers de personnes pour réclamer un grand "procès pénal de l'amiante" et une meilleure indemnisation des victimes. (ERIC FEFERBERG / AFP)