Santé : le sport après un cancer

a revoir

Présenté parElise Lucet

Diffusé le 05/05/2014Durée : 00h48

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Le sport après un cancer. Beaucoup de patients hésitent car ils sentent encore leur corps fragile. Et pourtant, cela peut être très bénéfique. Dans la région de Toulouse, un médecin féru d'escrime a réussi à convaincre des patientes à croiser le fer. Après des traitements très lourds, elles ont des douleurs post-opératoires importantes.

C'est un combat de femmes déterminées contre la maladie.

Tu donnes le coup. Tu n'es pas obligée de m'assommer.

Toutes ont été opérées d'un cancer du sein. Deux heures par semaine, elles mobilisent leurs membres douloureux après l'intervention.

C'est un sport de combat, donc toute ma rage passait par mon sabre. C'était flagrant pour moi. J'ai adhéré de suite.

Hyper positif, sur la confiance en soi, en son corps. Après des traitements lourds et longs, c'est important.

Chaque fois qu'elles ripostent, elles progressent sans y penser.

Voilà, c'est la position qu'on cherche. Il la faut au-dessus de la tête dans la mesure du possible.

On l'attaque à la tête, elle part à la tête, on l'attaque par là, elle part là. Ça devient un geste réflexe et inconscient.

Cette médecin escrimeuse a eu l'idée d'adapter son sport.

Une femme opérée d'un cancer du sein, on la retrouve comme ça. D'abord à cause des cicatrices sous l'aisselle, au niveau du sein, et parce qu'elle prend souvent cette position.

Dans cette clinique, des le lendemain de l'intervention, ce chirurgien recommande l'escrime.

J'ai dit "ça c'est ce qu'il faut", dégager les épaules. L'activité physique diminue la récidive du cancer, c'est prouvé scientifiquement. Et il faut une activité qui mobilise l'épaule et empêche les adhérences. Pour être efficace, il faut le faire de suite.

Quand on vous dit de faire de l'escrime juste après l'opération, ça vous surprend.

J'aime être suprise car c'est être dans la vie.

Une proposition forte pour la reconstruction de soi.

Quand on se fait opérer, on nous informe de groupes de parole, d'activités mais qui ne nous correspondent pas toujours. C'est souvent très orienté autour de la maladie ou dans un lieu médicalisé Là, c'est "hors les murs", on rentre dans l'activité de suite, et sans en parler, on se comprend avec les femmes.

Une centaine de femmes de 30 à 70 ans ont bénéficié de ce programme avec des maîtres d'armes bénévoles spécialement formés. On utilise le sabre sans le pointer contre le buste. ça a changé ma vie. On est obligé de sortir, de croiser du monde. Dans ma tête et mon corps, tout va mieux.

Partie de Toulouse, l'initiative a essaimé dans d'autres villes. Le but : la répandre à la campagne et dans les cités.

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