Roland-Garros 2021 : Le "roi détrôné", la "foudre serbe", un "match pour l'histoire"... La presse conquise par la demi-finale Djokovic-Nadal

Ce match de légende a marqué l'histoire du sport vendredi tant la lutte entre les deux monstres du tennis a été spectaculaire. 

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France Télévisions
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Le Serbe Novak Djokovic, ému après sa victoire face à Rafael Nadal en demi-finale de Roland-Garros, le 11 juin 2021. (MARTIN BUREAU / AFP)

C'est une soirée qui restera dans les esprits et dans les annales. Vendredi 11 juin, au cœur de la nuit parisienne, Novak Djokovic a fait tomber le roi de Roland-Garros Rafael Nadal et s'est qualifié pour sa sixième finale à Paris en 4h11 et quatre sets intenses 3-6, 6-3, 7-6, 6-2. La plus grande rivalité du tennis masculin, 58e du nom, a été une nouvelle fois d'un niveau de jeu fantastique, qui a attiré les louanges de la presse espagnole et française. 

"Mémorable"

"Improbable. Renversant. Mémorable. Enorme. Il est 23 h 20 et Novak Djokovic peut lever les bras vers les étoiles qui scintillent au-dessus de Paris et distribuer ses gestes d’amour à ses fans", commence Le Parisien. Après plus de 4h de combat d'une intensité folle, Novak Djokovic s'est imposé sur la terre battue parisienne, sur "le court" de l'Espagnol et a fait tomber le roi. "Le n°1 mondial vient de réussir l’exploit de battre pour la deuxième fois Rafael Nadal sur sa terre promise quasi invincible depuis 2005 (105 victoires pour désormais trois revers), l’ogre espagnol, couronné treize fois à Roland-Garros, restait en effet sur quatre titres d’affilée", écrit le quotidien. 

Plus que de le faire tomber, Novak Djokovic l'a "détrôné" titre L'Equipe. "Un jour mémorable, celui où Rafael Nadal, le maître des lieux, treize fois vainqueur de Roland-Garros, est tombé." "Humilié il y a sept mois, dans le silence presque total (à cause du huis clos décrété à l'époque), Novak Djokovic a pris hier, dans le bruit et la fureur, une revanche éclatante." Hier soir, en quittant le stade, "Novak Djokovic venait de renverser une statue d'acier", nouveau monument inauguré à Roland-Garros cette année.

"Un match pour l'histoire"  

Le roi "détroné", c'est aussi le mot utilisé par le Mundo Deportivo, qui parle d'un "match pour l'histoire". Un duel qui a eu lieu "dans une ambiance électrique, (...) que les 5 000 fans, soit le tiers de la capacité du stade, ont rempli de leur souffle les sièges vides", poursuit le média espagnol, qui fait l'éloge du champion serbe. "Djokovic était déterminé à épuiser toutes ses options. Il a élevé l'expression de son tennis à une intensité maximale, forçant Nadal à entrer dans une bataille à haute intensité émotionnelle. C'était plus qu'une demi-finale, il y avait en jeu la course pour être le plus grand de l'histoire", écrit le journaliste Ange Rigueira. Car après avoir triomphé en 2016, Djokovic a ainsi la possibilité de "viser son dix-neuvième titre du Grand Chelem et ainsi se rapprocher de Roger Federer et Rafa Nadal (vingt titres chacun)"

En faisant chuter le roi de l'ocre au terme d'un match qui "restera dans les annales du sport du tennis", "Novak Djokovic s'est emparé de la terre", estime Marca. "L'Espagnol perd pour la troisième fois en 108 matchs à Roland-Garros face au même bourreau qui l'a battu pour la dernière fois en quarts de finale 2015", poursuit le média sportif. Un coup dur pour l'Espagnol qui accepte cette douloureuse défaite avec grandeur : "Bien que ce soit un tournoi très important pour moi, je suis conscient qu'il ne peut pas être gagné quinze ou seize fois. Je reviendrai avec le travail nécessaire. (...) Je sais que je peux mieux jouer sur ce court. J'ai laissé tout ce que j'avais physiquement et mentalement", relaye encore Marca

 "Irrationnel"

"Un tremblement de terre à Paris", titre quant à lui le quotidien régional Ouest-France. "C’est un moment à classer tout en haut, parmi les plus grands matches de l’histoire du tennis. Par sa dramaturgie, le niveau de jeu atteint dans un troisième set hors du temps (7-6 Djokovic en 1 h 33 !), l’atmosphère électrique dans les tribunes, Nadal – Djokovic a versé hier soir dans l’irrationnel", écrit le quotidien régional. Un match qui en long sur l'exploit réalisé par "Nole", qui a fait tomber la "foudre serbe" sur le Central.

Si ce match a été si historique, c'est aussi par la tournure qu'ont pris les événements. Alors que les spectateurs devaient quitter le court Philippe-Chatrier un peu avant 23h pour respecter le couvre-feu, les autorités ont décidé de faire une exception et de permettre aux 5000 chanceux de rester voir la fin de ce duel historique. "Du rire aux larmes (de joie), des larmes (de peine) au rire, le Central s’est soudain mis à se taper dans les mains, à danser, chanter à la gloire d’Emmanuel Macron, après avoir réclamé la démission de Guy Forget", relate Ouest-France

"Ne pas laisser l'histoire se répéter"

Pour The Guardian, "Djokovic a pleinement relevé le défi et le résultat a été l'une des plus grandes victoires qu'il ait remportées dans une carrière déjà pleine de grandeur". Surtout, "le numéro un mondial n'avait aucune intention de laisser l'histoire se répéter", après sa défaite à Paris en finale l'an passé en trois sets secs face à l'Espagnol. Une victoire rendue possible pour "le Djoker" hier soir qui a "fait ce que si peu de gens ont réussi face à Nadal sur le court Philippe-Chatrier, égalant son niveau, égalant son désir puis le faisant douter pendant quatre heures et 11 minutes remarquables, pour atteindre sa sixième finale de Roland-Garros." 

Avec cette nouvelle finale porte d'Auteuil, "Djokovic a changé l'histoire", note le site espagnol As. D'ailleurs, "si quelqu'un pouvait battre Rafa Nadal à Roland-Garros, assure le média, où l'Espagnol n'a été battu que deux fois en 16 ans, c'était bien Novak Djokovic". Le Serbe qui "flottait sur le court" et qui dictait "le rythme et la cadence" pour achever l'Espagnol et l'empêcher de revenir au score. Car oui, pour As, "un jour, Rafa devait bien perdre."

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